Voiture d'occasion : peut-on vraiment annuler son achat ?
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La réponse est oui... mais pas toujours. En réalité, l'annulation de l'achat d'une voiture d'occasion n'est possible que dans certaines situations bien précises.
La principale raison pour laquelle il est possible d'annuler l'achat d'un véhicule d'occasion est la présence d'un vice caché. Il s'agit d'un défaut rendant le véhicule inutilisable ou diminuant fortement sa valeur, au point que l'acquéreur n'aurait tout simplement pas effectué l'achat. Pour être reconnu comme tel, ce défaut doit toutefois avoir existé au moment de la vente, sans être visible ni connu de l'acheteur, mais en revanche du vendeur lors de la transaction. Si toutes ces conditions sont réunies, le nouveau propriétaire dispose alors de deux ans pour invoquer l'article 1641 du Code civil. Dans la plupart des cas, une expertise est nécessaire pour prouver l'existence du vice caché.
Annulation pour cause de falsification !
L'achat d'un véhicule peut également être annulé s'il y a une erreur dans ses caractéristiques ou une différence entre l'annonce et les documents officiels. Des réparations nécessaires et non mentionnées, un kilométrage ou un état général falsifiés peuvent également être la cause d'une annulation. Dans ces deux derniers cas, l'acheteur peut se tourner vers la justice pour exiger l'annulation de l'achat et un remboursement, et ce jusqu'à 5 ans après l'achat ! En prime, cela peut également entraîner des conséquences juridiques pour le vendeur.
Négociation à l'amiable avant tout
La première chose à faire si vous décidez d'annuler l'achat d'un véhicule, c'est de tenter de négocier à l'amiable. Le vendeur peut en effet reconnaître son erreur, vous rembourser et l'histoire s'arrête là. Pour que cela soit officiel, il faut rédiger une lettre type d'annulation de vente en précisant les motifs et les conditions de cette dernière. À noter qu'en fonction du temps écoulé depuis l'achat, les formalités auprès de l'ANTS diffèrent légèrement. Si aucun accord à l'amiable n'est trouvé, il est également possible de faire appel à un médiateur neutre dans le but d'éviter les tribunaux, avocats, etc.
La justice, un dernier recours parfois nécessaire
Malheureusement, si le vendeur refuse de discuter ou de reconnaître ses torts, il faudra alors saisir la justice et porter plainte. C'est alors que le chemin de croix commence. Et ce dernier débutera plus que probablement par une expertise du véhicule qui devra prouver la présence d'un défaut, d'une falsification ou d'un vice caché omis par le vendeur. La procédure peut prendre du temps et n'est pas gratuite, mais elle est parfois nécessaire pour obtenir gain de cause et remboursement.
publié le 15 avril à 06h00, Sébastien Vanhouche, Media365