Pratique

Peut-on être contrôlé à tort en excès de vitesse ?

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Même si cela est peu probable, il est possible d'être contrôlé à tort en excès de vitesse. Si c'est le cas, il faut alors contester l'amende, mais pas n'importe comment !

L'erreur est humaine : la vitesse des radars mobiles est réglée par un opérateur, et une mauvaise manipulation ou une confusion peuvent survenir. Si vous estimez ne pas être en tort, il est alors essentiel de contester l'amende reçue. Vous disposez pour cela de 45 jours après la réception de la contravention, ou de 30 jours s'il s'agit d'une amende forfaitaire majorée. Surtout, ne payez pas l'amende avant d'avoir contesté : le paiement vaut reconnaissance de l'infraction. Avant d'agir, assurez-vous de disposer d'éléments concrets pour appuyer votre démarche, comme des photos, des documents ou des témoignages. Une contestation sans preuve solide a peu de chances d'aboutir.

Attention aux travaux et limitations implicites

Il arrive que l'on reçoive une amende pour une vitesse pourtant inférieure à la limitation réellement en vigueur. Cela peut se produire en cas de signalisation temporaire, de travaux ou d'un panneau mal positionné. Pour vérifier, il est conseillé de se rendre sur place afin de constater la présence des panneaux et de prendre des photos datées du lieu. Certains panneaux entraînent une modification de la limitation sans l'indiquer clairement, comme ceux signalant l'entrée dans une agglomération où la vitesse passe automatiquement à 50 km/h. De même, lors de travaux, la vitesse peut être réduite temporairement, parfois sans signalisation suffisamment visible. Ces éléments doivent être vérifiés, car ils peuvent constituer la preuve que vous respectiez la vitesse réellement applicable.

Pour quelles raisons peut-on contester un excès de vitesse ?

Plusieurs situations peuvent justifier une contestation. Il peut s'agir d'une erreur de mesure, d'une confusion entre véhicules ou d'une usurpation de plaques. Dans ce dernier cas, il faut porter plainte et joindre le récépissé au dossier. Si ce n'était pas vous au volant au moment de l'infraction, il convient de désigner la personne qui conduisait le véhicule grâce au formulaire joint à la contravention. Dans tous les cas, il est indispensable d'apporter des éléments précis et vérifiables. Une contestation sans preuve suffisante sera rejetée, et vous devrez alors payer non seulement l'amende, mais aussi les frais de procédure. Contester une amende demande du temps, de l'organisation et parfois des coûts supplémentaires, mais si vous disposez d'un motif valable, cela peut vous éviter des sanctions injustifiées et la perte de points sur votre permis.

publié le 17 décembre à 06h00, Sébastien Vanhouche, Media365

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