Radars « privés » : un Maire se rebiffe

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Radars « privés » : un Maire se rebiffe
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© Motorlegend
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publié le 14 mai

Il n'y a pas que chez les automobilistes que la délégation du contrôle de vitesse par radar embarqué à des sociétés privées fait bondir. Cette mesure, qui n'est pour l'instant effective qu'en Normandie, met aussi des élus en colère, comme le Maire de Naujac sur mer, petite commune de Gironde. Retour sur les faits.

Depuis le 1er septembre dernier, le Gouvernement expérimente cette « privatisation ». En réalité, seule la conduite des véhicules équipés de radars embarqués est confiée à des salariés de sociétés privés. C'est toujours un policier qui procède à la verbalisation, comme l'exige la législation. Pour l'Etat, le gain est double. D'une part, les agents affectés à cette tâche vont pouvoir être redéployés sur des missions dites prioritaires, d'autre part, ces autos, qui ne servaient, en moyenne, que 1h13 par jour, vont désormais rouler, et donc potentiellement verbaliser, 8h par jour. Pour mettre fin aux rumeurs de « course à la rentabilité », Gérard Collomb, Ministre de l'Intérieur, a précisé que les sociétés seraient rémunérées de façon forfaitaire, et en aucun cas, en fonction du nombre de PV établis.

Confier cette mission, même si c'est partiellement, à des privés, a provoqué une vague de colère chez de nombreux automobilistes qui ont l'impression, une fois de plus, de n'être que des vaches à lait. Jean-Bernard Dufourd est de ceux-là. Il a donc pris, il y a quelques jours, un arrêté stipulant que la circulation était désormais interdite, sur le territoire de Naujac sur mer, commune dont il est maire, à « tous véhicules munis de système de caméras embarqués ». Un arrêté qui se base sur le Code de la route qui stipule qu'il est « interdit de placer dans le champ de vision du conducteur un appareil doté d'un écran ne constituant pas une aide à la conduite ou à la navigation ».

Un arrêté qui aura fait long feu puisque la Préfecture de Gironde vient de le déclarer comme étant illégal et exhorte cet élu à la retirer immédiatement.

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