L'heure de la revanche pour la voiture à hydrogène ?

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 L'heure de la revanche pour la voiture à hydrogène ?

L'heure de la revanche pour la voiture à hydrogène ?

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© Motorlegend
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publié le 16 novembre

Dans les années 90 et 2000, l'hydrogène était présenté comme le carburant parfait, sa combustion n'émettant que de la vapeur d'eau. Entre temps, la voiture électrique à batteries a pourtant remporté une bataille commerciale. Mais la guerre est-elle vraiment terminée ? Peut-être pas !

On parle beaucoup de la voiture électrique, mais elle se fait rare sur nos routes. Selon les chiffres fournis par l'association AVERE, sur les 5 premiers mois de 2017, 10 775 véhicules particuliers de ce type ont été immatriculés en France, soit... 1,19 % du marché total. Et la hausse par rapport à 2016 reste modeste : + 8,3 %. Pourtant, la voiture électrique est largement subventionnée : 6 300 euros de bonus écologique, et même jusqu'à 10 000 euros pour la reprise d'un vieux diesel. Mais la clientèle reste frileuse.

Il faut dire que les progrès des batteries restent lents, et les autonomies promises (400 km sur le cycle NEDC pour la dernière Renault Zoe) sont rarement atteintes dans la réalité. Et si jamais une voiture électrique annonce un rayon d'action important, c'est qu'elle embarque un énorme pack de batteries, lourd, coûteux et au temps de recharge décourageant. Sans parler du risque non nul de surcharge du réseau électrique si jamais le parc automobile électrique venait à se développer de façon importante. Bref, les constructeurs se tournent vers les alternatives, au premier rangs desquelles... la voiture à hydrogène !

Si bien qu'après avoir passé une décennie remisée au placard, la voiture à hydrogène semble accélérer à nouveau. Toyota a récemment commercialisé sa Mirai, Honda prépare une nouvelle FCX Clarity, le coréen Hyundai fait tourner des taxis à hydrogène dans les rues de Paris, où une station a été installée près du Pont de l'Alma. Demain, nous croiserons peut-être des autobus, des bateaux ou même des petits avions fonctionnant à l'hydrogène (l'Onera a présenté au dernier salon du Bourget son projet Ampere) !

Il faut dire que l'hydrogène possède pas mal d'atouts, notamment par rapport à la bonne vieille batterie. Il permet une grosse autonomie, autorise un plein rapide (moins de 5 minutes sur une Mirai), les piles à combustibles (qui transforment l'hydrogène en électricité et en vapeur d'eau) sont toujours plus performantes et plus compactes. Enfin, au final, le poids est plus contenu que celui d'une batterie.

Mais il reste encore pas mal de barrières à lever. D'abord, l'étanchéité des réservoirs ! En effet, l'hydrogène est stocké sous forme gazeuse dans des bonbonnes sous pression. Mais la molécule est tellement petite qu'elle parvient à passer au travers de la paroi, si bien que, contrairement à une voiture à essence, un modèle à hydrogène « consomme » du carburant même lorsqu'il est garé ! L'autre écueil, c'est le côté hautement inflammable de l'hydrogène, qui détonne en présence d'oxygène. Enfin, le réseau de distribution est pour ainsi dire inexistant.

Dernier problème, et non des moindres : la production d'hydrogène est aujourd'hui essentiellement réalisée par craquage du pétrole. Une solution économiquement viable, mais écologiquement peu pertinente du fait de son bilan carbone élevé. Heureusement, il existe une autre solution pour produire de l'hydrogène : l'électrolyse de l'eau. En faisant passer un courant électrique dans celle-ci, on « casse » les molécules H2O en deux, libérant le fameux hydrogène. On peut alors s'en servir pour stocker l'électricité : soit celle produite par les sources renouvelables intermittentes (éolien, solaire), soit celle issue de nos lourdes centrales électriques, qui sont dimensionnées pour les pics de consommation. De quoi rendre l'hydrogène pertinent sur le plan écologique.

Enfin, la faiblesse du réseau ne serait pas vraiment un problème pour les premiers clients de l'hydrogène, à savoir les flottes, dont les véhicules de taille variée effectuent d'importants kilométrages au quotidien. Reste un ultime obstacle sur le chemin de la voiture à hydrogène, et celui-ci sera peut-être le plus difficile à lever : celui du tarif. Les piles à combustibles restent en effet des appareils complexes et coûteux, si bien qu'une Toyota Mirai coûte 66 000 euros hors taxes ! Même avec un bonus écologique de 6 300 euros, cela reste une belle somme...

 
222 commentaires - L'heure de la revanche pour la voiture à hydrogène ?
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    beatri69 -

    aberration écologique : encore pire que l'électricité car enfin la terre va de plus en plus manquer d'eau et on voudrait en consommer encore plus !!!!

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    lepillot -

    Ils vont nous sortir quoi maintenant ,leurs voitures électriques ils peuvent se les foutre ou je me pense ,Mr Hulot .

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    mgbrilo -

    Nous ne sortirons probablement pas de sitôt du vieux pétrole. De plus on ne parle toujours et encore que des automobiles, mais, , n'étant pas Piccard qui veut, que les volontaires pour traverser l'Atlantique à bord d'un Airbus électrique lèvent la main

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    erouan35 -

    Tout d'abord, cela fait depuis 2005 que mon père et moi réfléchissons sur la possibilité de produire de l'hydrogène qui "sera" de vecteur énergétique de demain. Mais nous avons face à nous des lobbies de l'énergie (qui en sont bien conscient) qui ne sont pas prêt et qui font tout pour freiner le développement de cette filière pour en garder le contrôle de moment venu! En France le moment venu n'a pour variable que la volonté des actionnaires et pas la protection de la planète ce qui fait que la France est le seul pays européen n'ayant pas défini de normes pour ne faciliter son développement! A tel point qu'il existe une société française qui a créé un système de stockage inerte qu'elle ne vend qu'à l'étranger ! Il faut savoir que l'on pourrait produire de l'hydrogène partout en France à un coût très bas contrairement aux hydrocarbure qui sont produit que dans des raffineries et nécessitent un réseau de distribution polluant et couteux, grâce aux anciens moulins de nos rivières dont chaque village de ce pays en possédait un sinon 5! Mon père ingénieur thermodynamicien et avec 40 ans d'expérience dans l'industrie avait imaginé un brevet simple et non polluant le BAGH pour produire ce gaz partout où il y avait un cours d'au et une chute de 3 mètres! Son brevet a été accepté à l'INPI en 2008mais tout a été fait pour l'empêcher de faire développer son système! Bizarrement la directive sur la continuité écologique des rivières préconise depuis 2008 la destruction de tous les seuils et barrages pour laisser remonter les saumons et anguilles et s'écouler toute la pollution vers les mers! Vous pouvez allez jeter un coup d'oeil sur "le bagh" et s'il existe un industriel français digne de ce nom, le brevet est à développer mais mon père ne le verra pas, il est décédé en février! Et si vous avez des questions à poser, je suis à votre disposition!

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    beatri69 -

    bjr j'ai une question pour faire de l'hydrogène il faut de l'eau ors elle se raréfie de plus en plus et va encore diminuer comme l'air ce sera le plus grand défit de ce siècle pour l'humanité alors donc comment feriez vous si on en consomme encore plus pour les véhicules ? cdt

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    maiscestqui -

    beati69 où donc avez vous eu l'information relative à la raréfaction de l'eau et de l'air sur nôtre planète ????

    Vous confondez l'évolution des phénomènes climatiques pouvant entrainer la désertification sous certaines latitudes et engendrer des tempêtes sous d'autres pouvant entrainer l'apparition de pluies diluviennes - tiens comme chez nous en ce moment !!!! -

    Quant à l'air "c'est le bon qui se raréfie" au gré des pollutions de toute nature et du plus grand fléau que représente la déforestation forcenée ............
    Aujourd'hui la PAC représente sans aucun doute la meilleure alternative en attendant mieux, et puis je vous rappelle que c'est de la vapeur d'eau qui est rejetée au terme du processus de la production électrique (énergie motrice du véhicule quel qu'il soit))...

    Vous devriez davantage vous inquiéter de la pollution omniprésente dans notre société contemporaine et ce sous toutes ses formes.

    Aller bon courage tout de même, car le combat sera âpre et l'issue très incertaine pour nôtre si belle planète !!!!

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    hm57 -

    si les piles à hydrogène restent chères c'est certainement parce qu'elles sont produites en petites quantités. si toutes les voitures passent à l'hydrogène le prix devrait baisser.

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