Immatriculations : un premier semestre en demi-teinte

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Immatriculations : un premier semestre en demi-teinte
Immatriculations : un premier semestre en demi-teinte
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© Motorlegend

, publié le 15 juillet

Après une année 2020 catastrophique - les immatriculations ayant chuté de 26% - les professionnels de l'automobile comptaient sur de bien meilleurs résultats cette année. Mais la première moitié de 2021 laisse augurer d'un millésime tout de même décevant.

Ce ne sont pas les chiffres bruts qui déçoivent puisque, par rapport à 2020, les ventes sont en hausse de 29%. Mais si l'on compare ces chiffres à 2019, dernière année représentative, la baisse est de 21%. A ce rythme, l'espoir de certains de voir 2021 atteindre les 2 millions d'unités mises en circulation parait inatteignable. La sanction est encore plus cruelle pour les constructeurs français qui, toujours par rapport à 2019, affichent des données en chute de 26% pour Stellantis (Citroën, DS Automobiles et Peugeot) et 28% pour Renault. La marque au Lion peut toutefois se féliciter de prendre la première place des ventes hexagonales, un trône occupé par le Losange depuis des décennies. Autre affront à la production tricolore, deux véhicules étrangers prennent place dans le Top 10 : la Dacia Sandero en 4ème position (elle est championne des ventes en juin) et la Toyota Yaris en 8ème position. Un moindre mal dans le sens où la première est rattachée au groupe Renault et la seconde est produite dans le nord de notre pays. Quant au podium, il est occupé, dans l'ordre, par les Peugeot 208, Renault Clio et Peugeot 2008. Les Citroën C3 (5ème), Renault Captur (6ème), Peugeot 3008 (7ème), Renault Twingo (9ème) et Renault Mégane (10ème) complètent ce classement. A noter que Dacia devient la première marque importée, tandis qu'Audi supplante largement Mercedes et BMW, de plus de 1 500 unités dans les deux cas.

Du côté des motorisations, l'essence demeure la préférée des Français, avec 42% des immatriculations, tandis que les hybrides suivent avec quasiment un quart des ventes. Un chiffre qui est toutefois peu réaliste puisqu'il inclut, en plus des full hybrid et des hybrides rechargeables, les micro-hybrides, une technologie qui remplace de plus en plus le 100% thermique, principalement en essence, mais dont les gains en matière de rejets toxiques sont minimes. Dans 23% des cas, le choix s'oriente vers le Diesel, tandis que les électriques battent de nouveau leur record avec 8% du marché (et même 10% en juin).

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