Ethylotests embarqués : vers une généralisation ?

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Ethylotests embarqués : vers une généralisation ?
Ethylotests embarqués : vers une généralisation ?
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© Motorlegend
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publié le 18 mars

Après un premier test effectué dans sept départements, la possibilité, pour un tribunal, de contraindre un automobiliste contrôlé avec une alcoolémie positive à installer un éthylotest anti-démarrage plutôt que de lui suspendre son permis est désormais généralisé à l'ensemble du pays.

Obligatoires sur tous les cars depuis 2015, ces dispositifs vont donc désormais être massivement installés dans les véhicules des contrevenants. Pour être possiblement soumis à cette obligation, il faudra avoir été contrôlé avec plus de 0,8 g d'alcool par litre de sang. Dans un premier temps, c'est le préfet qui peut prononcer cette sanction. Dans ce cas, elle peut durer jusqu'à six mois. Lors du passage au tribunal, celle-ci peut être prolongée jusqu'à cinq ans.

Naturellement, c'est le condamné qui devra payer l'installation de ce système. Et le coût n'est pas neutre : environ 1 500 €. Certaines sociétés proposent également de louer un éthylotest anti-démarrage contre 30 à 100 € par mois. A noter que l'amende qui peut être prononcée par le tribunal (jusqu'à 4 500 €) peut inclure les frais liés à cet appareil. Mais ce n'est toutefois pas obligatoire.

L'intérêt de cette mesure est de permettre aux contrevenants qui ont besoin de leur voiture au quotidien pour aller travailler de ne pas risquer la perte de leur emploi en même temps que celle de leur permis. Elle s'adresse plus particulièrement aux automobilistes condamnés pour la première fois pour ce motif. Les juges considèrent, dans la plupart des cas, qu'elle n'est pas assez contraignante pour les récidivistes.

Rappelons que la conduite en état d'ébriété a été la cause de 1 009 décès sur la route en 2016.

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