Conduite et médicaments : un cocktail explosif

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Conduite et médicaments : un cocktail explosif
Conduite et médicaments : un cocktail explosif
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© Motorlegend
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publié le 15 avril

Depuis la Loi du 4 mars 2002, les professionnels de santé sont tenus de prévenir leurs patients quant aux effets possibles des traitements qu'ils leurs prescrivent sur la conduite. Et les conséquences sont loin d'être anodines : au moins 3% des accidents mortels seraient imputables à la prise de médicaments.

Il y a quelques jours, nos collègues de France Info révélaient que l'accident de car de Millas était l'un des plus sinistres exemples de ce problème. Rappelez-vous, le 14 décembre 2017, la collision entre un car scolaire et un TER, à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, provoquait la mort de six adolescents. Il est désormais établi que la conductrice du premier prenait, à cette époque, un médicament destiné à lutter contre ses insomnies.

Depuis 2002, les laboratoires apposent pourtant des pictogrammes sur les boites des traitements pouvant influencer la conduite. Selon les cas, il s'agit d'un triangle jaune « Soyez prudent, ne pas conduire sans avoir lu la notice », apposé sur certains traitements contre le rhume, la toux ou l'hypertension artérielle), orange « Soyez très prudent, ne pas conduire sans l'avis d'un professionnel de santé », que l'on trouve des antidépresseurs, des antidouleurs ou des tranquillisants) ou rouge (« Attention, danger : ne pas conduire. Pour la reprise de la conduite, demandez l'avis d'un médecin », qui concerne nombre de somnifères, tranquillisants, neuroleptiques, anesthésiques, collyres...).

Des voix s'élèvent aujourd'hui pour réclamer une meilleure information et un meilleur suivi de la part des médecins qui prescrivent les médicaments concernés par ces pictogrammes.

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