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Volkswagen pourrait être contraint de fermer de nouvelles usines

© Volkswagen, Media365

En difficulté sur ses principaux marchés (Chine et États-Unis), le groupe Volkswagen est actuellement engagé dans une large campagne de réduction des coûts. Après la fermeture des usines de Dresde et Bruxelles, d'autres sites pourraient suivre.

Alors qu'il était historiquement l'un des groupes automobiles les plus puissants de la planète, Volkswagen traverse aujourd'hui une zone de turbulence. Le sujet n'est pas vraiment nouveau. On pourrait déjà imputer au Diesel Gate (un large scandale des émissions de CO2 truquées ayant éclaté en 2015) la délicate situation dans lequel le groupe allemand se trouve aujourd'hui. Pour se racheter une image (11 millions de véhicules ont été concernés dans le monde !), Volkswagen s'est attelée ces dernières années à accélérer le développement de modèles 100% électriques , pour sortir du tout thermique et notamment du diesel. Ce qui paraissait à l'époque comme une bonne idée a du mal à porter ses fruits aujourd'hui, car même si Volkswagen continue d'écouler encore un grand nombre de véhicules thermiques et hybrides, il a dépensé plusieurs milliards d'euros dans son électrification, mais le marché avance moins vite que prévu.

Les marchés chinois et américains ne suivent pas

Mais la stratégie électrique seule n'est pas à blâmer. Volkswagen est aussi en difficulté en Chine , où il a perdu sa place de leader (un titre détenu pendant près de 20 ans) au profit de BYD et Geely, ainsi qu'aux États-Unis où il est fortement impacté par les droits de douane mis en place par le gouvernement de Donald Trump (de nombreux modèles sont importés d'Europe ou du Mexique). Résultat et selon la presse allemande, les dirigeants du groupe auraient tablé, à la mi-janvier, sur un plan de réduction des coûts de 20% d'ici fin 2028... En d'autres termes, Volkswagen va devoir faire le ménage, et cela pourrait passer, toujours selon nos confrères allemands, par la fermeture d'une ou de plusieurs usines du groupe.

Un nouveau site menacé ?

2025 avait déjà été marquée par la fermeture de deux usines historiques du groupe : celle de Bruxelles en Belgique (Audi) et de Dresde en Allemagne (Volkswagen). C'était alors la première fois depuis 88 ans que Volkswagen fermait un site d'assemblage dans son pays natal. Malgré tout, les objectifs de réduction des coûts voulus par le groupe n'auraient pas été atteints. Si bien qu'il chercherait la parade pour y parvenir. Pour l'heure, aucune fermeture officielle n'a été confirmée, mais on sait que quatre sites allemands sont en sous-capacité : Wolfsbourg, Zwickau, Emden et Hanovre. L'une de ces usines tombera-t-elle prochainement ? Nous devrions en savoir lors de la présentation des résultats du groupe, prévue le 10 mars prochain.

publié le 3 mars à 05h00, Quentin Pannaud, Media365

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