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Vol de pièces automobiles et traçabilité : Mobilians alerte les politiques

© Shutterstock, Media365

Alors que le vol de pièces détachées pour automobiles ne faiblit pas, Mobilians, représentante des professionnels de l'Automobile en France, milite pour durcir la réglementation encadrant leur revente sur des plateformes en ligne

 Le vol de pièces automobiles est un fléau qui n'en démord pas. Leur nombre était en hausse de 4% en 2024, avec 96 100 cas recensés, et la tendance est aussi à la hausse pour 2025 . Si certaines pièces d'usage sont fréquemment touchées, comme les phares, les pare-chocs, les rétroviseurs, les jantes ou les GPS, certains modèles sont particulièrement visés pour leurs composants qui se revendent à prix d'or sur le marché parallèle. Caméras de recul des Renault Clio et Captur, pots catalytiques des Toyota RAV4 et Prius et plus globalement des modèles hybrides de la marque, banquettes arrière des Citroën C3 et Peugeot 208 ... les voleurs savent ce qu'ils cherchent.

Mobilians appelle à un sursaut politique

Face à ce phénomène qui gagne en importance, les voix commencent sérieusement à s'élever pour faire évoluer la législation et mieux protéger les consommateurs. Mobilians, représentante des professionnels de l'Automobile en France, explique avoir déjà « alerté à de multiples reprises les pouvoirs publics sur cette situation », et permis la suppression de centaines d'annonces jugées non conformes. Mais pour aller plus loin, elle milite pour renforcer la traçabilité des pièces automobiles de rechange. À l'heure actuelle en effet, les professionnels de la filière VHU (véhicule hors d'usage) sont sommés de fournir, en cas de contrôle, le numéro de châssis du véhicule donneur ainsi que son certificat de destruction administrative. Pour les annonces en ligne et notamment entre particuliers en revanche, ce cadre réglementaire ne s'applique pas.

Durcir le ton face aux annonces en ligne

C'est précisément pour mettre fin à cette impunité que Mobilians milite pour que cette traçabilité soit appliquée aux sites de vente en ligne. Il s'agirait notamment de fournir le numéro de châssis du véhicule dont provient la pièce, voire une photocopie de la carte grise et de la carte d'identité, pour montrer patte blanche. Seulement, il faudrait que cet appel se traduise en proposition de loi, qui soit modifiée, votée puis éventuellement ratifiée, avant que les plateformes (LeBonCoin, VendezVotreVoiture) ne s'y plient. Alors que le gouvernement vient de tomber, que le parlement est plus divisé que jamais, et que le vote du Budget est de toute façon la priorité absolue de l'agenda politique, on voit mal comment un tel texte pourrait arriver sur la table, sinon dans plusieurs années.

publié le 2 novembre à 07h00, Quentin Pannaud, Media365

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