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Taxis en colère : les chauffeurs réclament un soutien financier

© Shutterstock, Media365

Depuis plusieurs semaines, les chauffeurs de taxi français manifestent leur colère face à l'envolée des prix des carburants, aggravée par le conflit au Moyen-Orient.

Les conducteurs de taxis vont-ils prochainement mettre le pays à l'arrêt ? Face à la flambée des prix des carburants, la Fédération nationale des taxis hausse le ton. Reçue par le Gouvernement fin avril, ses représentants multiplient les appels à l'aide, dénonçant des mesures jugées dérisoires et un risque d'asphyxie pour toute la profession.

Les taxis appellent à l'aide

La hausse des prix à la pompe pèse lourdement sur les 65 000 taxis en activité en France, dont 34 000 assurent des transports médicaux conventionnés. Selon la Fédération nationale des taxis (FNDT), 33 % des entreprises du secteur étaient déjà en défaillance avant la crise actuelle. Aujourd'hui, chaque plein coûte jusqu'à 50 euros de plus, une charge insoutenable pour des professionnels dont les tarifs sont réglementés et ne peuvent être répercutés immédiatement sur les clients. Dominique Buisson, secrétaire de la FNDT, alerte : « Nous sommes la dernière profession à laquelle on s'intéresse. Les aides proposées - 50 euros par mois sur trois mois - sont une aumône. Sans soutien réel, c'est l'accès aux soins et la mobilité dans les territoires qui seront menacés ».

Une aide pour compenser la hausse

Les taxis réclament leur intégration dans le dispositif d'aide au carburant, réservé jusqu'ici aux routiers, pêcheurs et infirmières libérales. Leurs principales demandes sont : un tarif plancher des carburants à 1,80 euro le litre, le gel de la taxe CEE sur les carburants (doublée depuis janvier 2026), ou encore un remboursement trimestriel (et non annuel) de l'accise sur les produits pétroliers. Le Gouvernement a promis des « discussions spécifiques » et reconnaît que le dispositif actuel n'est pas adapté. Cependant, les annonces concrètes se font attendre, et les professionnels menacent de nouvelles mobilisations si leurs revendications ne sont pas entendues. La balle est désormais dans le camp du Gouvernement.

publié le 5 mai à 05h00, Thibaut Simon, Media365

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