Stationnement : d'où viennent les différences de tarif selon le mode de paiement ?
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En France, le prix du stationnement peut se régler de différentes manières. Mais les automobilistes relèvent depuis quelque temps des différences de prix entre les applications et les horodateurs.
Le casse-tête du stationnement, les automobilistes français y sont confrontés fréquemment. Pas uniquement la difficulté de trouver une place, c'est aussi son prix qui peut en surprendre plus d'un. Avec l'arrivée des applications de paiement, les horodateurs quittent peu à peu la voirie. Problème, un écart de tarif entre ces machines et les applications existe. Selon la ville et l'application utilisée, payer son stationnement via smartphone peut coûter plus cher qu'à l'horodateur traditionnel.
Des frais de service qui peuvent faire grimper la note
Aujourd'hui, chaque commune fixe ses propres tarifs et décide des moyens de paiement autorisés. Les automobilistes peuvent régler soit à la borne physique, soit en passant par l'une des applications disponibles (PayByPhone, EasyPark, Flowbird, Indigo Neo... etc.). Le contrôle, lui, est entièrement numérique. Les agents vérifient grâce à la plaque d'immatriculation, que le paiement soit effectué de l'appli ou de l'horodateur. Récemment, des enquêtes ont démontré que ces applications intègrent des frais supplémentaires. Rares sont les automobilistes qui connaissent cette subtilité. Ces frais couvrent des services, comme des notifications de fin de stationnement, des reçus électroniques ou la possibilité de prolonger ou stopper la session à distance. Face à ces pratiques, l'association 40 Millions d'automobilistes et les villes elles-mêmes ont souhaité réagir.
Des villes qui tentent de limiter la hausse des prix
Si certaines applications indiquent clairement la différence des tarifs, les options par défaut sont très souvent compliquées à désactiver. Face à ces critiques, certaines communes choisissent d'absorber elles-mêmes les frais. C'est le cas de Mulhouse, qui depuis fin 2024 prend en charge les coûts de service liés à l'application, afin que les automobilistes ne paient « que le tarif du stationnement ». À mesure que les horodateurs disparaissent, toutes les communes ne suivent pas cette tendance. Dans certaines grandes agglomérations, seuls trois paiements sur dix se font encore via les bornes physiques.
Un problème de transparence
Si les applications offrent une réelle souplesse d'usage, la question de la transparence reste centrale. Nombre d'automobilistes découvrent ces frais trop tard, faute d'explication claire au moment du paiement. De quoi relancer le débat sur l'équité d'accès au stationnement... et sur le rôle des municipalités dans la régulation de ces pratiques. En résumé, quatre réflexes doivent être appliqués : vérifier si des options payantes sont activées par défaut, comparer le montant affiché avec celui de la ville, choisir une application sans frais et les repérer le cas échéant et enfin, utiliser un horodateur dans la mesure du possible.
publié le 24 novembre à 07h00, Thibaut Simon, Media365