Sécurité routière : la mortalité en forte augmentation en mai
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Le mois de mai 2025 a été particulièrement meurtrier sur les routes de l'Hexagone. Un contraste pourtant avec le début de l'année.
Avec 276 décès sur les routes de France, le mois de mai a connu une forte augmentation (14 %) par rapport à mai 2024 (242 décès). Une mauvaise nouvelle pour la sécurité routière, puisque c'est le deuxième mois consécutif qui connaît une hausse après avril et ses 4 % d'augmentation. « En moyenne, chaque jour du mois de mai 2025, 9 personnes ont été tuées et près de 50 gravement blessées sur nos routes », déplorait Florence Guillaume, déléguée interministérielle à la Sécurité routière.
Motards et automobilistes en première ligne
Le mois de mai a également enregistré une hausse des blessés graves. 1 530 au total, soit une hausse de 15 % par rapport à la même période l'an passé. Avec 4 646 accidents corporels (+10 % en un an), le bilan est peu encourageant, à l'approche des vacances estivales. Deux catégories ont particulièrement été touchées. Les motards dans un premier temps avec 82 décès, 19 de plus qu'en mai 2024, et les automobilistes avec 111 tués, soit cinq de plus que l'an passé. Dans le détail, les 24-65 ans ont connu une triste hausse. 150 tués au total, contre 120 l'an passé.
Quel bilan pour les usagers vulnérables ?
Dans les territoires d'outre-mer, la situation est quasiment identique. 19 tués sur les routes, soit 12 % de plus qu'en mai 2024. En revanche, les blessés et accidents corporels sont en recul respectivement de 13 et 7 %. Qu'en est-il pour les usagers vulnérables ? En mai 2025, 35 piétons, 24 cyclistes et quatre EDPM (véhicule sans place assise) ont perdu la vie sur les routes de France.
Un contraste saisissant
Un mois de mai préoccupant, mais un début d'année 2025 marqué par une diminution des décès sur les routes. Depuis janvier, 1 154 personnes ont perdu la vie sur les routes métropolitaines. Une baisse de 4 % - 52 tués en moins - par rapport à la même période l'an dernier. L'alcool, la vitesse et les stupéfiants restent les causes principales des décès, mais Florence Guillaume tient à rappeler que dans neuf cas sur dix, « la mortalité routière a pour origine une faute de comportement humain ».
publié le 6 juillet à 07h00, Thibaut Simon, Media365