Radars : quand vos amendes financent la prise en charge des accidentés de la route
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Chaque année, 26 millions d'euros issus des recettes de radars servent à financer des associations venant en aide aux accidentés de la route. Mais comment sont utilisés ces fonds ?
Chaque année, les amendes pour excès de vitesse génère une manne financière très important, qui s'élevait à 965 millions d'euros en 2023. Un chiffre qui augmente chaque année depuis 2018 et le passage de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur les routes secondaires (sans séparateur central), qui offre à l'État une source de recettes bienvenue pour financer différents travaux et projets. Parmi eux : l'entretien des routes, des ponts et des infrastructures routières , le désendettement de l'État, la construction de nouveaux radars (qui flasheront trois nouvelles infractions à partir de 2026, notamment le non-port de la ceinture de sécurité, l'usage du téléphone au volant et le non-respect des distances de sécurité), mais pas seulement.
26 millions d'euros pour les accidentés de la route
Une partie de ces fonds est en effet reversée à diverses associations soutenant les victimes des accidents de la route : on dénombre en effet chaque année environ 16 000 personnes grièvement blessées nécessitant des soins et des services de rééducation. En 2018, lors du Comité interministériel de la sécurité routière, le Gouvernement avait en effet décidé d'améliorer la prise en charge sanitaire et médico-sociale des accidentés de la route en abondant le Fonds pour la modernisation des établissements de santé publics et privés (FMESPP). Depuis, une enveloppe de 26 millions d'euros est allouée chaque année pour financer des projets dans des structures sanitaires de soins et de réadaptation.
En Saône-et-Loire, les PV financent des exosquelettes
Nos confrères de TF1 ont mené l'enquête et sont allés au contact d'un centre médical de réadaptation situé à Chalon-sur-Saône (71), à la rencontre des patients bénéficiant directement de ces fonds. Là-bas ceux-ci servent à financer des exosquelettes très sophistiqués mais aussi très chers (200 000€ pièce !) pour aider les victimes à se rééduquer plus rapidement qu'avec des machines traditionnelles. Autres applications : le financement de prothèses, de fauteuils roulants, de béquilles ou de respirateurs artificiels. Qui aurait cru que nos excès de vitesse pouvaient aider certains de nos compatriotes à retrouver un peu d'espoir ?
publié le 4 janvier à 07h00, Quentin Pannaud, Media365