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Radars Dexter : le gouvernement déploie 300 voitures radars privées en France d'ici fin 2025

© Renault, Media365

Le gouvernement continue inlassablement le déploiement de ses voitures radars privées équipées des boîtiers « Dexter » capables de relever plusieurs infractions simultanément. On en comptera 300 sur tout le territoire en fin d'année.

Face à la montée en puissance des applications antiradar (Waze, Coyote, etc.) qui sont capables d'alerter en temps réel les automobilistes de la présence de radars fixes ou mobiles, le gouvernement français continue de déployer des voitures radars privées sur tout le territoire. Il y a quelques semaines, nous vous annoncions le déploiement progressif de ces véhicules dans de nouveaux départements français, et d'ici la fin de l'année 2025, le parc de voitures radars banalisées va continuer de grossir, pour atteindre 300 véhicules. Radical.

Une procédure automatisée

Ces voitures, banalisées et donc très difficiles à détecter (il faut avoir un œil aguerri pour détecter les capteurs et les caméras, qui sont situés derrière les vitres ou incrustés dans les pare-chocs), arpentent les routes les plus accidentogènes du pays, de jour comme de nuit, et sont conduits, non plus par les forces de l'ordre comme c'était le cas au début, mais par des conducteurs employés par des sociétés privées mandatées directement par l'État.  Ils suivent un itinéraire prédéfini, et n'ont aucune manipulation à faire, comme c'était le cas il y a quelques années quand le dispositif était entré en vigueur. Les véhicules en excès de vitesse sont captés par le flash infrarouge d'un « radar Dexter », invisible à l'œil nu, qui scanne directement leur plaque d'immatriculation. L'infraction est ensuite envoyée à un système central qui dresse un avis de contravention et l'envoie ensuite aux conducteurs incriminés, comme le fait un radar fixe.

Une marge de tolérance relative

Et outre les excès de vitesse, les voitures radars sont aussi capables de détecter les dépassements dangereux, le non-respect des distances de sécurité et l'usage du téléphone au volant , même si leur but premier est quand même de mesurer la vitesse. Si certaines régions, comme l'Île-de-France et la Corse, sont encore épargnées, le reste du territoire continue de les voir débarquer progressivement sur leurs routes. Pour rassurer, le gouvernement rappelle qu'il existe une marge de tolérance : 10 km/h en dessous de 100 km/h, puis 10% au-delà. L'idée est de court-circuiter une fois pour toutes les outils numériques, pour « piéger » les automobilistes partout, et n'importe quand.

publié le 28 août à 07h00, Quentin Pannaud, Media365

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