Prix du carburant : Les voitures diesel d'occasion n'ont pas dit leur dernier mot

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, publié le 30 septembre

Alors que les véhicules diesel connaissent ces dernières années une mise à l'écart avec l'arrivée de l'électrique et des mesures européennes sur l'arrêt du thermique, ils pourraient prochainement revenir sur le devant de la scène.

Alors que les prix à la pompe repartent à la hausse et atteignent quasiment les deux euros le litre, les véhicules d'occasion diesel, eux, sont très demandés. Dans le contexte actuel, les constructeurs automobiles mettent tout en œuvre pour proposer à leur clientèle des voitures électriques et hybrides. Acheter une voiture diesel neuve devient donc compliqué. Pourtant, le marché 2023 est encore constitué en majorité de véhicules essence et diesel. Sur les 41 millions de véhicules en circulation, le diesel représente 22 millions de voitures, plus de la moitié !

Une tradition française ?

Si les Français reviennent aujourd'hui au diesel, c'est tout d'abord pour son prix. À la pompe, ce carburant reste moins cher en général que le sans plomb. Des économies de deux euros estimées pour 50 km parcourus. Plus économes, ces véhicules attirent les acheteurs. C'est donc « l'occasion » de se pencher sur le sujet. Les prix des véhicules diesel d'occasion ont augmenté en moyenne de 900 €. Dans une concession du nord de la France, l'exemple est frappant. Un SUV diesel 7 places en automatique est proposé aux environs de 33 000 €. Il y a deux ans, ce véhicule se serait vendu 28 000 €...

Avenir assuré ?

Cependant, un problème persiste : la pollution. Comparé aux véhicules essence, le diesel consomme moins, mais pollue plus. Alors que l'électrique et l'hybride sont en plein boom des ventes, quel avenir peut-on imaginer pour cette énergie, à l'heure où le thermique fermera bientôt ses portes ? Actuellement, le marché de l'occasion se porte bien. En août 2023, le marché de l'occasion a même augmenté de 2 % par rapport au mois d'août 2022. De plus, les ventes de gazole en occasion étaient de 190 457 véhicules, alors que l'essence représentait 152 962. De quoi redistribuer les cartes du point de vue des acheteurs qui espèrent avant tout pour leur portefeuille une baisse des prix dans les stations-service.

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