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Pourquoi la voiture est probablement l'objet le plus taxé du quotidien ?

© Shutterstock, Media365

Et l'on ne parle pas simplement ici du malus écologique ou des taxes liées à l'achat d'un véhicule, mais bien de tous les impôts et prélèvements qui entourent le simple fait de posséder une voiture.

Selon une récente étude de Contribuables Associés, l'automobile, ainsi que toutes les dépenses qui y sont liées, rapporteraient jusqu'à 90 milliards d'euros par an à l'État. Pas millions, milliards ! Cela représenterait environ 2 900 € collectés chaque année pour chaque voiture appartenant à un foyer français. Et pour cause, tout ce qui touche de près ou de loin à un véhicule est taxé : l'achat, bien sûr, mais aussi l'assurance, le carburant, les péages, l'entretien, les réparations, le contrôle technique ou encore les accessoires.

Jusqu'à 90 milliards d'euros de recettes par an !

Pour retrouver les dernières données publiques officielles, il faut remonter à 2023. Il y a trois ans déjà, le montant total des recettes liées à l'automobile atteignait environ 82 milliards d'euros. Un chiffre qui vient renforcer les conclusions avancées par l'étude de Contribuables Associés. Et lorsque l'on regarde le détail, ce ne sont pas les taxes sur l'achat qui rapportent le plus, mais bien celles sur les carburants. À eux seuls, l'essence et le diesel génèrent près de 46 milliards d'euros de recettes fiscales chaque année. Arrivent ensuite toutes les taxes liées aux dépenses permettant de garder une voiture sur la route : réparations, entretien, pièces détachées ou contrôle technique. Une fois regroupés, ces différents postes représenteraient près de 11,8 milliards d'euros de recettes annuelles. Les taxes payées lors de l'achat d'une voiture atteindraient quant à elles environ 11 milliards d'euros par an. Enfin, les assurances automobiles rapporteraient près de 6 milliards d'euros chaque année à l'État.

La voiture, un objet unique en son genre

La voiture est-elle réellement un objet surtaxé en France ? Difficile de répondre précisément. Mais il faut reconnaître qu'il existe peu d'objets du quotidien entourés d'autant de taxes secondaires liées à leur simple utilisation. Peu d'objets nécessitent autant de dépenses régulières tout en étant utilisés quasiment tous les jours. Le débat autour de la fiscalité automobile est donc loin d'être terminé, d'autant que le secteur est en pleine transformation. Avec l'augmentation progressive du nombre de voitures électriques, les pouvoirs publics vont devoir trouver de nouvelles solutions pour compenser la baisse des recettes générées par l'essence et le diesel. Car aujourd'hui encore, ce sont bien les carburants qui rapportent le plus à l'État. Reste à voir quelles nouvelles taxes pourraient un jour apparaître pour remplacer cette manne fiscale.

publié le 31 mai à 20h10, Sébastien Vanhouche, Media365

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