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Péages autoroutiers : une action collective lancée pour contester les hausses des prix

© Shutterstock, Media365

Alors que les tarifs des péages autoroutiers continuent d'augmenter en France, la contestation s'organise désormais sur le terrain judiciaire. Une action collective devant le Conseil d'Etat a été lancée.

Depuis plusieurs années, les tarifs des péages autoroutiers en France connaissent des augmentations régulières. +4,75 % en 2023, + 3 % en 2024 et +0,92 % l'an passé. Dans ce contexte, l'avocat Christophe Lèguevaques appelle les automobilistes à rejoindre l'action collective menée devant le Conseil d'État afin de « constater l'illégalité des hausses tarifaires ». Pour de nombreux usagers, ces hausses pèsent lourdement sur le budget, en particulier pour les travailleurs contraints d'utiliser leur véhicule au quotidien.

Une contestation qui passe par la voie judiciaire

Des rénovations qui tardent, des prix qui augmentent et désormais des coûts de carburant plus élevés que jamais. Dans l'Hexagone, la situation ne joue pas en faveur des conducteurs français. « L'autoroute, par définition, c'est un service public administratif. C'est curieux de faire de l'argent sur un service public administratif. Pourquoi les utilisateurs des sociétés des autoroutes devraient-ils enrichir les actionnaires ? », s'interroge l'avocat. Selon lui, les usagers paient un prix qui ne correspond plus à la réalité économique du service rendu.

Des mobilisations héritées des mouvements sociaux

La colère contre les péages n'est pas nouvelle. Elle s'est notamment exprimée lors du mouvement des Gilets jaunes, qui avait fait des péages un symbole des inégalités liées au coût de la vie. Des opérations de « péages gratuits » ou de blocages avaient alors été organisées dans toute la France. Plus récemment, des initiatives comme le mouvement « Bloquons tout » ont également émergé.

Un remboursement partiel espéré

Malgré des milliards de travaux promis, la réalité du terrain est tout autre. « Vous avez un rapport du Sénat de novembre 2024, qui indique qu'il y a au moins 5 milliards de travaux payés qui n'ont, à ce jour, pas été réalisés. On a vraiment payé pour rien », explique Lèguevaques. Face à cette hausse des prix aux péages, l'avocat propose aux 12 millions de conducteurs équipés d'un badge de télépéage d'investir 36 € dans cette action collective. En cas de succès devant l'État, l'avocat promet un remboursement partiel des péages payés depuis 2022. La plateforme « MyLeo » a été lancée pour permettre aux conducteurs de s'inscrire d'ici la fin du mois de juin.

publié le 7 avril à 17h33, Thibaut Simon, Media365

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