Leur voiture immobilisée pour défaut d'airbag Takata, le calvaire des Français pour partir en vacances
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De nombreux Français ont dû reporter ou annuler leurs vacances, faute d'avoir pu trouver un rendez-vous pour faire remplacer leur airbag Takata défectueux. L'UFC-Que choisir a intenté une action contre le groupe Stellantis pour qu'ils soient indemnisés des nombreux frais engagés.
Un mois après l'alerte « Stop Drive » émise à l'encontre de quelque 1,7 million de voitures en circulation en France , pour cause de défaut d'airbags Takata, comment se passe la campagne de rappel ? Elle pourrait aller mieux, selon l'association de consommateurs UFC-Que choisir, qui a intenté ce mardi 22 juillet 2025 une action à l'encontre du groupe Stellantis pour faire obtenir réparation à tous les automobilistes victimes de préjudices. Et ces derniers sont nombreux, surtout dans cette période estivale où les Français partent en vacances et ont cruellement besoin de leur voiture pour leurs déplacements.
Les Français bloqués avant leur départ en vacances
Le problème, c'est que, même si le remplacement de l'airbag ne prend qu'une heure ou deux et est entièrement remboursé par les constructeurs incriminés (il y en a une trentaine, dont Citroën, Toyota, BMW ou Ford), encore faut-il trouver un créneau en atelier pour pouvoir le faire remplacer... avant de partir en vacances. Mission impossible pour plusieurs d'entre eux, comme Nizar, un propriétaire de Citroën C3 qui devait partir en vacances en Tunisie via le port de Gênes (Italie), mais dont le rendez-vous a été annulé à quatre reprises. Interrogé au micro de TF1, il explique ne pas avoir pu prendre son bateau, et avoir perdu 3 000 euros. Un garage contacté par téléphone expliquait aussi ne pas avoir de rendez-vous « avant septembre ou octobre prochain ».
UFC-Que choisir demande réparation
L'UFC-Que choisir pointe aussi du doigt le fait que « les automobilistes ont dû continuer à payer leur assurance alors qu'ils n'utilisaient pas leur véhicule, ils ont eu des frais de remorquage de leur véhicule jusqu'au garage pour permettre le remplacement des airbags défectueux », mais aussi « des frais liés à l'annulation de toutes les activités touristiques et culturelles auxquelles ils n'ont pas pu participer ». Interrogé, Stellantis a déclaré que « Près de 80% des véhicules concernés par un stop drive en France (des marques du groupe Stellantis, NDLR) ont déjà été réparés », tandis que Toyota a assuré « Nous avons déjà réparé de nombreux véhicules et nous nous engageons dans la poursuite de ces actions ». La procédure s'annonce déjà longue et épineuse, l'audience commencera au mois d'octobre.
publié le 23 juillet à 13h00, Quentin Pannaud, Media365