Les voitures chinoises vendues en Europe coûteront-elles bientôt plus cher ?
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Face aux États-Unis, la Chine et l'UE réchauffent leurs relations, notamment autour des voitures électriques produites dans l'Empire du Milieu. À la place des droits de douane, il est désormais question de « prix minimums », plus conciliants.
Même si Donald Trump a fait machine arrière sur les droits de douane imposés à la plupart des États du monde , dont ceux de l'Union européenne, cette dernière se montre prudente, voire fébrile, dans ses relations avec les États-Unis, Donald Trump étant particulièrement imprévisible sur ce sujet depuis son arrivée à Maison Blanche le 20 janvier dernier. Il en est de même pour la Chine, qui est en pleine guerre commerciale avec l'Oncle Sam : ses produits y sont taxés là-bas à 145%, les produits américains à 125% à leur entrée dans l'Empire du Milieu. À contre-courant, UE et Chine ont engagé un dialogue constructif pour améliorer leurs relations commerciales...
Autour des voitures électriques, Bruxelles et Pékin réchauffent leurs relations
Les deux géants, dans un certain froid commercial depuis l'instauration en automne dernier de droits de douane additionnels sur toutes les voitures électriques produites en Chine et exportées vers l'Europe, réfléchiraient aujourd'hui à les faire sauter. Pour rappel, Bruxelles, sur des soupçons de financements illégaux du gouvernement central envers ses marques nationales, avait imposé des tarifs allant de 17,4% à 35,3% selon les constructeurs (SAIC, Geely et BYD étant les plus touchés), qui s'ajoutent aux 10% déjà normalement en vigueur. À la place, il est désormais question d'imposer des « prix planchers » ...
Plus de tarifs, mais des prix minimums sur les voitures électriques chinoises ?
Concrètement, Bruxelles et Pékin pourraient s'accorder autour de prix minimums, en-dessous duquel aucune voiture électrique produite en Chine ne pourrait être commercialisés dans les États membres. Celles-ci sont pointées du doigt pour leur compétitivité jugée anti-concurrentielle , les coûts de production en Chine étant autrement moins élevés qu'en Europe. Les discussions suivent désormais leur cours, et Bruxelles va devoir trouver un équilibre pour le moment fragile : celui de protéger son industrie automobile tout en gardant de bons rapports avec Pékin. Un « bras de fer » commercial qui risque de refaçonner le futur paysage automobile européen.
publié le 23 avril à 06h00, Quentin Pannaud, Media365