Les horodateurs vont-ils disparaître ?
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C'est du mobilier urbain auquel nous avons longtemps été habitués, mais qui a tendance à disparaître de nos voiries, comme les cabines téléphoniques avant eux : les horodateurs physiques.
Vous savez, ces cabines qui permettent de régler son stationnement en quelques manipulations, simplement en renseignant son numéro d'immatriculation et en payant avec sa carte bancaire. Ils pourraient bien disparaître, à cause de la digitalisation des services publics et l'évolution de nos comportements. Dans de nombreuses métropoles françaises en effet, comme Paris et Lyon, les horodateurs traditionnels cèdent lentement la place à des solutions différentes, plus innovantes aussi.
Le tout digital va-t-il tuer les horodateurs ?
L'essor des applications mobiles, comme Park'App, PayByPhone ou les solutions intégrées aux applications de ville (comme Paris Parking ou Lyon City Crédit) permettent aujourd'hui de payer son stationnement en quelques clics. Plus besoin de chercher de la monnaie, de courir à l'horodateur et d'y renseigner sa plaque d'immatriculation. Un simple smartphone suffit, il vous géolocalise, vous permet de renseigner la durée de stationnement voulue, et vous alerte même quand vous êtes sur le point de la dépasser. Pratique.
Ils n'ont pas encore dit leur dernier mot
Mais, même s'ils peuvent sembler archaïques, ils sont vecteurs d'égalité entre TOUS les automobilistes. Tout le monde peut les utiliser, même sans smartphone ou forfait Internet. On pense notamment aux conducteurs seniors ou aux personnes n'ayant pas les moyens de s'acheter un smartphone. Et, quid de la protection des données ? Outre la plaque d'immatriculation qui est déjà une information sensible en soit, le fait de renseigner ses informations personnelles, à commencer par ses coordonnées bancaires, demande à ce qu'un système unique soit mis en place par l'État, et surtout, qu'il soit sécurisé. Une statistique intéressante qui montre qu'ils sont encore loin d'être enterrés. Seulement 20 % à 30 % des automobilistes ont recours au paiement numérique à l'échelle nationale (70 % en région parisienne !), le match est donc loin d'être plié.
publié le 18 novembre à 05h00, Quentin Pannaud, Media365