Les conducteurs de plus en plus distraits !
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En 2024, le baromètre AXA détaillait que 80 % des conducteurs français utilisaient leur téléphone au volant. Des chiffres préoccupants et des distractions qui se multiplient.
1 sur 10 : c'est la part des accidents corporels liés, d'après le baromètre AXA 2024, à l'usage du téléphone au volant. Un phénomène aux conséquences dramatiques. L'inattention des conducteurs serait en effet à l'origine de près de 419 décès sur les routes, soit 24 % des accidents mortels. Pour rappel, l'usage du téléphone au volant est sanctionné par un retrait de trois points sur le permis de conduire et une amende forfaitaire de 135 €. Certains départements de l'Hexagone ont d'ailleurs décidé de durcir le ton en instaurant une mesure plus radicale.
Téléphone au volant = retrait de permis
Depuis le mois de février, le département de Charente-Maritime (17) expérimentait une mesure pédagogique consistant à suspendre immédiatement le permis de conduire en cas d'usage du téléphone au volant. Depuis le 1er mai 2026, la Charente-Maritime applique désormais cette mesure de façon stricte. Un conducteur surpris avec son téléphone en main au volant se verra retirer son permis. La suspension peut varier de 15 jours à six mois. Changement de musique, réglage du GPS ou lecture de messages devront être effectués avant le départ, lors d'un arrêt ou confiés à un passager. Le département du 17 rejoint ainsi le Lot-et-Garonne, les Landes et le Pas-de-Calais, qui ont déjà mis en place cette mesure.
La musique, raison des distractions ?
Plus largement que le téléphone, les voitures, de plus en plus connectées, deviennent aussi des sources de distraction. S'il n'existe pas d'étude précise sur le sujet en France, une enquête américaine s'est penchée sur ces comportements, parfois à l'origine d'accidents mortels. Parmi les plus fréquents, boire en conduisant, régler la navigation sur son téléphone ou se pencher pour attraper un objet dans l'habitacle figurent en tête. Un autre phénomène a également été observé par les chercheurs. Entre 2017 et 2022, la mortalité routière augmenterait les jours de sortie d'albums musicaux, avec une hausse proche de 15 %. Des données à relativiser, mais qui illustrent l'évolution des distractions au volant. De son côté, la Sécurité routière martèle toujours le même message : « quand vous regardez votre téléphone, qui regarde la route ? ».
publié le 18 mai à 09h00, Thibaut Simon, Media365