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Le nouveau PV pour grand excès de vitesse va coûter (très) cher

© Shutterstock, Media365

C'est ce 29 décembre qu'est entrée en vigueur la requalification des grands excès de vitesse en délit. L'amende est largement majorée et passe désormais du simple...au double.

On considère comme étant « grand » un excès de vitesse quand celui-ci est supérieur de 50 km/h à la vitesse maximale autorisée. C'est un véritable fléau sur les routes de France, en augmentation de 69% entre 2017 et 2024, où on en dénombrait 63 217, d'après les chiffres de la Sécurité routière. Jusqu'à présent, cette infraction était passible d'une contravention de cinquième classe, assortie d'un retrait systématique de six points sur le permis de conduire , d'une suspension de permis pouvant aller jusqu'à trois ans, et d'une amende maximale de 1 500 €. Et encore, en cas de récidive dans les trois ans, l'infraction a été requalifiée en délit, et passible dans ce cas-là de trois mois de prison et d'une confiscation du véhicule.

Une amende désormais majorée à 3 750€

Mais tout cela a changé, aujourd'hui, lundi 29 décembre 2025. Le gouvernement a en effet entériné une nouvelle loi qui durcit sévèrement la vis pour les automobilistes pris en flagrant délit de grand excès de vitesse. Cette « loi visant à renforcer la répression des grands excès de vitesse » double désormais la mise : l'amende peut désormais atteindre les 3 750€ ! « En classant désormais ce très grand excès de vitesse comme un délit, avec une réponse judiciaire plus ferme, nous envoyons un message clair : la violence routière n'est plus tolérée. Cette avancée est une mesure de protection pour tous, pour les familles et pour les usagers les plus vulnérables. Elle traduit une exigence de responsabilité et de respect », explique le ministère de l'Intérieur dans son communiqué.

Une confiscation du véhicule plus fréquente

Autre changement :  la confiscation du véhicule devient systématique lorsque la vitesse constatée excède de plus de 60 kilomètres par heure la limite maximale autorisée. Pour le gouvernement, il s'agit de « rétablir un rapport de responsabilité entre conducteurs et sécurité collective » et endiguer la grave augmentation du phénomène, jugé extrêmement préoccupant par les autorités françaises. Dont acte, ce 29 décembre 2026, à quelques jours du 1er janvier 2026 et son cortège de nombreux changements pour les automobilistes.

publié le 30 décembre à 06h00, Quentin Pannaud, Media365

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