Le litre de diesel n'a jamais été aussi cher depuis huit mois !
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7,7 centimes. C'est l'augmentation qu'a connue le litre de diesel en seulement un mois, flirtant aujourd'hui à 1,70€ en station. Mais à quoi est-ce du et cela va-t-il durer ?
Depuis le début de l'année, tous les carburants ont connu une baisse de prix bienvenue à la pompe. Le litre de Sans-Plomb 95 a baissé de 1,8 centime, celui du Sans-Plomb 98 de 1,3 centime, celui du GPL de 4,4 et même de moins 5,2 centimes pour le Superéthanol E85, d'après le site Internet toujours bien renseigné Carbu.com. Tous ? Non ! Pour le Gazole B7 en revanche , ce carburant qui sert à faire fonctionner les voitures diesel, son prix au litre a nettement augmenté : +5,4 centimes depuis un an, + 7,7 centimes depuis un mois et +1,2 centime depuis une semaine. Il y a un an, au mois de novembre 2024, il coûtait ainsi 1,62€/ litre en station, contre 1,70€/litre aujourd'hui.
Une crise de demande au niveau mondial
On n'avait pas vu ça depuis huit mois, au mois de mars, où il avait alors atteint 1,72€ le litre. Comme explication, la banque allemande Commerzbank avance l'argument d'une demande mondiale de diesel plus élevée que d'habitude , ce qui s'est directement répercuté sur les prix : « Les révisions à la hausse de la demande de gazole (notamment en raison des prix très bas jusqu'à l'été) se sont accumulées dans diverses régions », expliquait à ce sujet Barbara Lambrecht, analyste des matières premières à la Commerzbank ».
Une accalmie en 2026 ?
Mais que les consommateurs se rassurent : cette hausse ne devrait pas durer. La Commerzbank explique que « nous nous attendons toujours à ce que le marché se détende l'année prochaine : selon l'AIE, la croissance de la demande mondiale devrait diminuer de près de moitié, principalement en raison des pays de l'OCDE ». Autrement dit, si la demande baisse, l'offre va augmenter et les prix vont pouvoir retrouver un niveau plus raisonnable. Attention toutefois, prévient l'institut, les conflits géopolitiques impliquant la Russie et ceux faisant rage dans les Pays du Golfe risquent potentiellement de perturber à nouveau la chaîne. La prudence reste de mise, donc.
publié le 21 novembre à 06h00, Quentin Pannaud, Media365