Le Gouvernement et Peugeot en pourparlers pour une relocalisation

, publié le 16 juin

Alors que la production automobile française a fondu en 20 ans, le Gouvernement souhaiterait rapatrier la production de plusieurs modèles tricolores. C'est le cas de la citadine électrique Peugeot e-208.

C'est un fléau qui était devenu monnaie courante ces dernières années : la délocalisation des petits modèles (mini citadines et citadines) de France vers des pays offrant des coûts de production moins élevés. Renault Clio en Turquie, Twingo en Slovénie, Citroën C3 et Peugeot 208 en Slovaquie, Smart en Chine. Le grand ménage a été fait, et les derniers des Mohicans s'appellent Nissan Micra, assemblée à Flins (78) et Toyota Yaris à Onnaing (59).

8 des 10 modèles les plus populaires ne sont pas assemblés en France 

Si l'on regarde plus large, parmi les 10 modèles les plus vendus en France en 2022, 8 n'y étaient pas assemblés. En plus de ceux déjà cités, mentionnons la Dacia Sandero (Roumanie), le Peugeot 2008 (Espagne), le Renault Captur (Espagne), le Dacia Duster (Roumanie) et enfin le Renault Arkana (Corée). 1,38 million de voitures ont été assemblées dans le pays en 2022, contre 3,3 millions au début des années 2000. En cause, des « petits modèles » de moins en moins rentables, des taxes sur la production et des coûts de la main-d'œuvre en France plus élevés qu'ailleurs.

Un changement grâce à l'électrique ?

Pourtant, avec l'avènement de l'électrique, la tendance semble plus clémente qu'auparavant. S'agissant de modèles plus chers en prix, il est plus simple pour les constructeurs de générer des marges plus importantes, et ce même en assemblant en France. Les prochaines Renault 4 et 5 seront toutes deux assemblées dans le Nord, à Douai et Maubeuge. Et chez Stellantis ? Selon des informations rapportées par nos collègues des Échos, des négociations seraient en cours avec le Gouvernement pour rapatrier en France la production de la Peugeot e-208. L'objectif serait notamment de mettre en place un régime fiscal plus favorable pour les constructeurs qui s'engagent dans une démarche de production nationale, communément appelée « Made in France ». Il serait aussi question de réviser les critères d'attribution des bonus écologiques pour les véhicules fabriqués sur le territoire national. Tout n'est pas noir dans l'électrique, finalement...

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