News

Lamborghini récupère Lambo.com après une bataille judiciaire autour d'un nom de domaine à 64,5 millions d'euros

© Icon Sport, Media365

Acheter un nom de domaine pour quelques milliers d'euros et espérer le revendre des millions : l'opération peut sembler séduisante. Mais lorsqu'elle concerne une marque mondialement connue, le pari peut rapidement tourner au fiasco. C'est ce qu'a appris à ses dépens un investisseur américain après avoir tenté de vendre le domaine Lambo.com à Lamborghini pour une somme astronomique.

Un achat à 10 000 dollars devenu une affaire à plusieurs millions

L'histoire débute en 2018 lorsqu'un habitant de l'Arizona acquiert le nom de domaine Lambo.com pour environ 10 000 dollars. Convaincu de détenir une adresse web à forte valeur, il décide de la mettre en vente en faisant progressivement grimper son prix.

Au fil des années, le montant demandé augmente considérablement. D'abord proposé à un peu plus d'un million de dollars, le domaine finit par être affiché à 75 millions de dollars, soit près de 64,5 millions d'euros. Une somme qui aurait notamment pu intéresser Lamborghini, le surnom « Lambo » étant couramment utilisé pour désigner les prestigieuses sportives de la marque italienne.

Lamborghini dénonce une exploitation de sa notoriété

Face à cette situation, le constructeur italien engage une procédure afin de récupérer le nom de domaine. Selon Lamborghini, l'utilisation de « Lambo » crée une association évidente avec sa marque et profite directement de sa réputation.

De son côté, le propriétaire du site assure que le terme ne lui sert pas à faire référence au constructeur automobile. Il va même jusqu'à adopter « Lambo » comme pseudonyme sur internet afin de défendre sa position.

Ces arguments n'auront toutefois pas suffi à convaincre les instances chargées d'examiner le dossier.

Une décision favorable au constructeur italien

Après plusieurs années de procédure, les arbitres puis la justice américaine ont estimé que le détenteur du domaine ne disposait d'aucun droit légitime sur cette appellation. Les différentes décisions ont notamment retenu que l'objectif principal semblait être de tirer profit de la notoriété de Lamborghini.

Le cas a ainsi été assimilé à une pratique de cybersquatting, qui consiste à enregistrer ou acquérir un nom de domaine proche d'une marque connue dans l'espoir d'en obtenir un gain financier.

Résultat : Lamborghini récupère finalement le contrôle de Lambo.com sans avoir à payer les dizaines de millions d'euros réclamés. Une affaire qui illustre une nouvelle fois les limites de la spéculation autour des noms de domaine associés à des marques mondialement reconnues.

publié le 13 juin à 13h30, Eléonore Remonnay, Media365

Liens commerciaux