La sécurité des voitures sans permis est pointée du doigt !
© EuroNCAP, Media365
Citroën Ami, Fiat Topolino, Ligier Myli, Aixam City... Les voitures sans permis se multiplient sur le marché, mais des études montrent que ces petites voitures sont bien plus accidentogènes que les autres.
Plusieurs études et crash-tests ont récemment mis en évidence les faiblesses structurelles des voitures sans permis, par rapport aux voitures de tourisme classiques. Ce sont notamment les chocs frontaux, qui, même à vitesse modérée, sont pointés du doigt : l'absence d'airbags , la rigidité limitée de la structure, et la faiblesse des systèmes de retenue mettent directement en danger les conducteurs et leurs passagers. Un constat d'autant plus alarmant que la législation actuelle, plus souple qu'auparavant pour ces micro voitures, autorise leur usage sans avoir à passer le permis de conduire classique (B).
De sérieux risques pour les jeunes conducteurs
C'est un problème d'autant plus grand que la majorité des usagers de ces véhicules sont des jeunes qui, n'ayant pas atteint l'âge du permis, cherchent à gagner en mobilité mais aussi des personnes âgées en quête d'indépendance. Or, l'analyse des chiffres d'accidentalité pointe que si les voitures sans permis restent peu impliquées dans les accidents graves en proportion, les victimes sont, elles, bien plus vulnérables. Lorsqu'un choc se produit, les conséquences corporelles sont souvent beaucoup plus lourdes qu'à bord d'une citadine traditionnelle. Une réalité inquiétante que de nombreux usagers ignorent, dupés parfois par l'apparence rassurante de ces petits engins.
Durcir les normes pour améliorer la sécurité
Face à ce constat pour le moins inquiétant, les voix s'élèvent pour réclamer un encadrement plus exigeant. Certains experts plaident pour une formation minimale obligatoire à la sécurité routière, tandis que d'autres appellent à durcir les normes de fabrication pour garantir un minimum de protection en cas de collision. Pour l'instant, il revient avant tout aux familles et futurs conducteurs de se renseigner sérieusement sur le modèle qu'ils souhaitent acheter, car la sécurité, même si elle est plus sérieuse que sur un deux-roues, reste fragile.
publié le 2 août à 09h10, Quentin Pannaud, Media365