L'alcool reste la cause principale des accidents sur autoroute

L'alcool reste la cause principale des accidents sur autoroute©Pixabay, Media365
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, publié le 7 août

1 654 accidents étaient à déplorer sur les autoroutes de France l'année dernière, causant la mort de 188 personnes. La surconsommation d'alcool reste la cause principale...


188 personnes ont trouvé la mort sur les autoroutes françaises en 2022, contre 131 en 2021. C'est le triste rapport établi par l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa), qui regroupe les sociétés concessionnaires d'autoroutes se répartissant les 9 180 kilomètres qui composent le réseau français. Dans le détail, 1 654 accidents corporels (dont 167 mortels) ont eu lieu l'année dernière, soit 134 de plus qu'en 2021.


Vitesse, fatigue, inattention...
La vitesse excessive reste l'une des causes les plus importantes, étant responsable de 18% des accidents. La fatigue et la somnolence représentaient quant à elles 15,6%. L'inattention, c'est à dire quitter les yeux de la route, entre autres pour consulter son téléphone portable ou l'écran intégré au tableau de bord, est aussi responsable de 28 accidents mortels. Sur les 169 accidents inspectant le personnel de l'autoroute ou leur matériel (les fameux fourgons fluo que l'on voit en intervention), quatre ont été mortels, dont deux à cause de l'inattention d'un automobiliste.


L'alcool, cette grande faucheuse
Mais la cause principale des accidents mortels, ce n'est ni la vitesse, ni la fatigue, ni l'inattention, c'est l'alcool. La conduite en état d'ivresse était responsable de 26,3% d'entre eux, et dans ces cas-là, un conducteur sur deux avait moins de 35 ans. Les taux d'alcool relevés étaient en moyenne de 1,4 g par litre de sang, alors que la teneur maximale autorisée est fixée en France à 0,5 g par litre de sang.  "Le facteur alcool, drogues, médicaments remonte fortement (...) une partie des usagers prennent ouvertement plus de risques. Ça fait plus de victimes, ce sont des comportements inacceptables", expliquait ainsi auprès de l'AFP le délégué général de l'Asfa, Christophe Boutin.

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