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Emmanuel Grégoire : que réserve le nouveau maire de Paris aux automobilistes ?

© Shutterstock, Media365

Fraîchement élu à la tête de la capitale, Emmanuel Grégoire, dans la lignée d'Anne Hidalgo, devrait prolonger la politique de sa prédécesseuse concernant la place de la voiture à Paris, notamment sur le boulevard périphérique. Autrement dit, la « chasse aux sorcières » envers les automobilistes va se poursuivre.

Ça y est, après plusieurs mois de campagne électorale acharnée, le nouveau maire de Paris a été élu le dimanche 22 mars dernier. C'est Emmanuel Grégoire, candidat d'une union entre la gauche et les écologistes (hors LFI) qui a remporté la bataille. Ce « poulain » d'Anne Hidalgo, qui officiait jusqu'à présent comme premier adjoint de la ville de Paris, reprend les rênes de l'ensemble de la capitale, avec, dans son programme, la promesse de continuer sur la voie tracée par sa prédécesseuse . En d'autres termes et ce que cela signifie pour les automobilistes, c'est que la voiture va continuer à être « non grata » dans la première ville de France. Il va falloir s'organiser...

Plus d'espace pour les piétons, les vélos et les transports en commun

Anne Hidalgo avait par exemple déjà piétonnisé les voies sur berges et sept grandes places parisiennes (Bastille, Fêtes, Gambetta, Italie, Madeleine, Nation et Panthéon), abaissé la vitesse du périphérique parisien à 50 km/h, inauguré les voies de covoiturage sur ce même boulevard, doublé le prix du stationnement dans le Centre et officialisé la création d'une Zone à Trafic Limité (ZTL). Emmanuel Grégoire, lui, compte poursuivre sur cette lancée, notamment en réaménageant en profondeur l'Avenue des Champs-Élysées et la Place Charles de Gaulle (ex « Place de l'Étoile »), en créant « 1 000 rues piétonnes », et en construisant plusieurs centaines de pistes cyclables. Il veut aussi favoriser le développement des transports en commun, en expérimentant « le métro ouvert 24 heures sur 24 », et en créant quinze lignes de bus express avec « super priorité » aux carrefours. Ces lignes devraient proposer « un véhicule toutes les cinq minutes ».

Le périphérique parisien va continuer sa mue

Mais le véritable chantier de son mandat sera sans commune mesure la transformation du boulevard périphérique en « boulevard urbain ». L'objectif, annoncé par Anne Hidalgo à l'époque, vise à terme à passer « d'une ceinture grise à une ceinture verte », c'est-à-dire réduire la place allouée aux voitures, dégager de l'espace pour la plantation d'arbres, créer des promenades végétalisées, construire des voies de transports en commun et de covoiturage, et enfin, des pistes cyclables. Une promenade piétonne reliant la porte de Gentilly à la Cité Universitaire doit aussi voir le jour, tandis que les 38 portes permettant d'entrer dans Paris intramuros deviendront des « Place du Grand Paris », où la végétation, les piétons, les cyclistes et les transports en commun deviendraient roi, au détriment des voitures. Enfin, certains tronçons du boulevard périphérique verront leur vitesse maximale autorisée abaissée à 30 km/h seulement. En définitive, Grégoire jouera la continuité par rapport à Hidalgo, ce qui signifie, pour les automobilistes, que circuler dans et autour de la capitale deviendra toujours plus difficile et contraignant, dans la même veine que ce que l'on a déjà pu observer ces dernières années.

publié le 6 avril à 07h00, Quentin Pannaud, Media365

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