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Départs volontaires : Michelin va supprimer 1 500 postes en France

© Shutterstock, Media365

En difficulté comme le reste du secteur automobile, les équipementiers cherchent la parade. C'est le cas de Michelin qui, après avoir fermé deux sites industriels en 2024, lancera cette année un plan de départs volontaires visant à supprimer 1 500 emplois en France.

Quand un constructeur automobile tousse, les équipementiers attrapent la crève. On a parfois tendance à oublier que ces sous-traitants, qui fournissent des pièces et des composants à diverses marques automobiles, ne doivent leur salut qu'à la bonne santé de leurs clients. Michelin, Valeo, Bosch, Forvia : tous sont confrontés à des difficultés structurelles depuis plusieurs années, face au ralentissement des ventes de voitures neuves, à la concurrence accrue des constructeurs (et donc des équipementiers) étrangers et notamment chinois, et à des modèles économiques moins bénéficiaires que ceux de nos voisins européens, notamment en termes de niveaux de salaire et de coûts de production.

Michelin va supprimer 1 500 postes en France

Michelin, le spécialiste français du pneumatique, n'a pas échappé à cette crise. En 2024 déjà, il avait supprimé 1 246 emplois en France dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), qui s'était traduit par la fermeture des sites de Cholet dans le Maine-et-Loire (49) et Vannes dans le Morbihan (56). Toujours en difficulté, l'entreprise auvergnate basée à Clermont-Ferrand annonce aujourd'hui un second plan social, qui vise à supprimer 1 500 postes en France, dont « les deux tiers dans les fonctions tertiaires et un tiers dans l'industrie », a-t-on pu lire. Mais contrairement à 2024, aucun site ne sera fermé, les 1 500 emplois concernés étant partagés entre les sites de Paris, Clermont-Ferrand et Lille.

Aucun licenciement n'est prévu

Il ne s'agit pas pour autant de licenciements, essaie-t-on de rassurer chez le principal intéressé, mais d'un plan « basé sur le volontariat et aucun départ [...] contraint ». Au total, Michelin emploie 17 000 personnes partout en France et compte encore 13 sites industriels actifs. Au premier trimestre de cette année, le groupe accusait une baisse des ventes de 5,4 %, à 6,2 milliards d'euros. L'activité pneus, qui réalise le plus gros des ventes de l'entreprise, a baissé de 1,4 % en volume sur un an. Certains syndicalistes s'inquiètent de ces annonces, notamment si l'essentiel des emplois était supprimé sur le site de Clermont-Ferrand : Michelin est historiquement le premier employeur de la ville...et même de tout le département du Puy-de-Dôme.

publié le 6 juin à 07h00, Sébastien Vanhouche, Media365

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