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« Dashcams » : ces caméras embarquées sont-elles infaillibles ?

© Shutterstock, Media365

De plus en plus de Français se tournent vers des caméras embarquées ou « dashcams » pour faire valoir leurs droits en cas d'accidents. Mais est-ce la solution miracle pour autant ?

Les caméras embarquées ou « dashcams », ces petits dispositifs qui permettent d'enregistrer la route en continu à partir du pare-brise d'une voiture, connaissent un boom auprès des automobilistes français : 70 000 en sont déjà équipés. Popularisées aux États-Unis et en Russie, elles permettent, en cas d'accident, de montrer un franchissement de ligne abusif, un refus de priorité, un freinage brutal ou un délit de fuite , et ces éléments peuvent ensuite servir d'appui à l'assureur ou, selon les cas, à la justice.

Enregistrer la route vers l'avant ou vers l'arrière

Certains modèles déclenchent automatiquement la sauvegarde des images lorsqu'un choc ou une décélération importante est détecté, certains filment aussi l'arrière du véhicule pour se prémunir des chocs pouvant venir de là. On en trouve de plus en plus dans les centres auto, les magasins de multimédia ou de bricolage, et bien sûr sur Internet où un dispositif s'échange en moyenne entre 30 et 100 euros pour un modèle classique filmant vers l'avant, et jusqu'à 300 euros pour un modèle plus sophistiqué capable de filmer l'arrière du véhicule. Des entreprises spécialisées proposent en outre leurs services pour installer, configurer et former les conducteurs à l'utilisation de ces caméras, qui peuvent par ailleurs être connectées en permanence à une application mobile.

Un dispositif efficace à 100% ?

Son utilité est toutefois relative. Une dashcam filme surtout ce qui se trouve dans son champ de vision, et ne capture donc pas l'entièreté de la scène, notamment ce qui se passe sur les côtés. De même et à l'heure de l'intelligence artificielle (IA), une vidéo peut être trafiquée ou modifiée, et donc jugée non recevable par un assureur ou un juge si l'angle, la qualité d'image ou la visibilité sont médiocres. Autrement dit, elle aide à documenter les faits, mais elle ne remplace ni le constat à l'amiable , ni l'analyse de l'assureur, ni l'appréciation d'un juge. Bon, sur le plan financier, certains assureurs voient ces dispositifs d'un bon œil et peuvent même proposer des avantages commerciaux à leurs assurés, car ils estiment qu'un conducteur qui en est équipé peut se montrer plus prudent sur la route. En revanche, cela ne signifie pas que toutes les compagnies accorderont automatiquement une valeur décisive aux images dans chaque dossier. Utile la dashcam, oui, formule miracle, non.

publié le 16 avril à 07h40, Quentin Pannaud, Media365

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