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Contrôle technique : quelles sont les contre-visites les plus fréquentes ?

© Shutterstock, Media365

Elles concernent le plus souvent les pneus ou l'éclairage et pourraient être facilement évitées grâce à un simple passage au garage avant le contrôle technique.

Introduit il y a plus de trente ans, le contrôle technique est un passage obligatoire pour la grande majorité des automobilistes français. Malheureusement, ce rendez-vous ne se déroule pas toujours comme une lettre à la poste pour un nombre non négligeable de véhicules chaque année. En moyenne, un peu moins d'un cinquième des véhicules contrôlés sont recalés et doivent repasser le contrôle technique en raison d'un défaut majeur, voire d'un défaut critique. Mais quels sont les motifs de contre-visite les plus fréquents ?

Quels sont les défauts majeurs au contrôle technique les plus fréquents en France ?

Parmi les défauts majeurs nécessitant une contre-visite dans les deux mois suivant le contrôle initial, le plus courant reste une mauvaise orientation d'un ou des feux de croisement. Viennent ensuite les pneus gravement endommagés, entaillés ou dont la monte est inadaptée au véhicule. Le contrôle impossible des émissions à l'échappement constitue la troisième cause de contre-visite en France. Une opacité des fumées supérieure à la valeur prescrite ou une mesure instable arrive en quatrième position. Enfin, les pneus dont le témoin d'usure est atteint complètent le top 5 des raisons les plus fréquentes de contre-visite.

Quels sont les défauts critiques au contrôle technique les plus fréquents en France ?

Les défauts critiques, qui entraînent une immobilisation immédiate du véhicule, sont heureusement bien moins fréquents. Le plus courant ne concerne que 0,25 % des véhicules contrôlés. Il s'agit d'un pneu dont la corde est visible, voire gravement endommagée. Arrivent ensuite l'usure excessive des plaquettes ou des garnitures de frein, puis une efficacité du frein de service inférieure à 50 %. Le non-fonctionnement des feux stop figure également parmi les causes les plus fréquentes. Enfin, une profondeur de sculpture des pneus non conforme clôt ce classement des défauts critiques les plus « communs » en France.

Plus un véhicule est âgé, plus il est susceptible d'être refusé

Il convient également de noter que le risque de contre-visite augmente avec l'âge du véhicule. Si seuls 8 % des voitures âgées de 4 à 7 ans sont recalées, cette proportion passe à 12 % pour celles âgées de 7 à 10 ans et grimpe jusqu'à 25 % pour les véhicules de plus de 10 ans. Heureusement, la majorité de ces défauts peuvent être évités ou détectés à l'avance grâce à une simple visite chez le garagiste.

Une simple visite chez le garagiste peut éviter bien des tracas...

Autrement dit, avant de passer le contrôle technique, mieux vaut prendre le temps de faire vérifier son véhicule, en particulier s'il commence à prendre de l'âge. Certes, cette démarche peut représenter un coût de quelques dizaines, voire centaines d'euros, mais elle permet souvent d'éviter une contre-visite. Plus important encore, elle contribue à maintenir le véhicule en bon état et à rouler en toute sécurité. À noter également que depuis le 1er janvier de cette année, les automobilistes sont informés lors du contrôle technique si leur véhicule est concerné par une procédure de rappel. Une information qui peut, le cas échéant, entraîner une contre-visite si le problème n'a pas été corrigé.

publié le 25 janvier à 07h00, Sébastien Vanhouche, Media365

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