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Conflit iranien : quelles conséquences pour l'automobile ?

© Shutterstock, Media365

Le plus gros problème concerne le pétrole et donc le prix de l'essence et du diesel, mais le conflit iranien pourrait également impacter le secteur automobile...

Il n'y a pas de voitures commercialisées en France, et même en Europe, construites en Iran, mais cela ne signifie pas pour autant que le secteur automobile n'est pas touché par le conflit iranien. Bien au contraire ! Et pour cause, l'Iran fait partie des dix plus gros producteurs de pétrole ! Le pays disposerait également de la troisième réserve mondiale de cet or noir. Il s'agit donc d'un acteur majeur en la matière. La bonne nouvelle, c'est que la France et l'Europe achètent peu de pétrole à l'Iran, mais il y a un autre problème... L'Iran contrôle partiellement le détroit d'Ormuz par lequel transite environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde ! Si l'accès à ce dernier venait à être partiellement ou carrément bloqué, les conséquences seraient importantes...

L'essence et le diesel à plus de 2€/l à la pompe en France ?

Actuellement, le passage est toujours officiellement possible, mais les risques que les choses empirent ont quant à eux augmenté de manière drastique ! Pour prévenir cette possibilité, l'OPEP+ a décidé d'augmenter sa production de barils afin de calmer les marchés et éviter les envolées trop importantes. Malheureusement, cela pourrait ne pas suffire... Le prix du baril a en effet d'ores et déjà augmenté pour avoisiner aujourd'hui les 80 dollars. Et cela ne pourrait être qu'un début. Certains analystes estiment en effet qu'il pourrait atteindre les 120 dollars ! Une mauvaise nouvelle pour les conducteurs de voitures thermiques qui devraient le ressentir à la pompe... L'essence pourrait à nouveau flirter, voire dépasser les 2€/l et le diesel pourrait même titiller les 2,5 €/l, pour autant que l'état ne diminue pas ses accises sur ces carburants.

Des pleins plus chers et des voitures plus difficiles à financer ?

En réalité, l'un des nœuds du problème en dehors du conflit en lui-même, c'est le risque que les choses empirent. Et ce risque pourrait ne pas affecter que le prix du baril... Non, le prix des voitures ne devrait pas augmenter, mais les taux des emprunts le pourraient ! Comme lors du début des hostilités en Ukraine, emprunter de l'argent pourrait bientôt coûter plus cher, aussi bien pour acheter une maison qu'une voiture... Actuellement, inutile de (trop) s'alarmer, mais si les choses empirent, l'essence et la vie en général pourraient encore devenir plus chères...

publié le 4 mars à 05h00, Sébastien Vanhouche, Media365

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