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Ces applications qui permettent de signaler un radar

© Shutterstock, Media365

Radars fixes ou mobiles, contrôles de police... même si la législation envers les avertisseurs de radars s'est durcie en France, plusieurs applications sont parvenues à la contourner de manière légale. Voici les trois plus populaires du marché.

Contrairement à la plupart de nos voisins européens, la France a posé des conditions très strictes pour encadrer l'utilisation d'applications permettant de signaler la présence d'un radar ou d'un contrôle de police [/LINK]. En effet et depuis le 3 janvier 2012, le Code de la route interdit strictement « la possession, le transport et l'utilisation de tout dispositif - matériel ou logiciel - qui indique en temps réel la position précise d'un radar ou d'un contrôle de police, qu'il s'agisse d'un boîtier dédié, d'un GPS ou d'une application mobile ». Il existe cela dit une petite marge de tolérance, puisqu'à défaut de pouvoir indiquer la localisation exacte de ces dispositifs, la loi autorise une mention de « zones de danger ». Elles couvent en règle générale 2 km en agglomération et jusqu'à 4 km sur route secondaire, et avertissent le conducteur d'un risque potentiel (radar, contrôle, accident, chantier) sans que celui-ci ne puisse savoir précisément où se situe le dispositif.

Waze : la plus répandue

Waze, rachetée par Google en 2013, reste l'une des applications les plus populaires. Elle s'appuie sur une immense communauté d'automobilistes qui signalent en temps réel les accidents, les bouchons ou les dangers sur la route. Mais contrairement à ce qui se fait chez nos pays voisins, la localisation exacte des radars y est bloquée pour respecter la législation. Waze recourt donc à des alertes de « zones de danger », couvrant plusieurs centaines de mètres avant et après le radar ou le contrôle, pour indiquer la possible présence de radars ou de contrôles.

 Coyote : la plus complète

Coyote, de son côté, est l'alternative française la plus sérieuse à Waze. Elle propose des alertes sur les radars fixes, les radars de tronçon, les feux rouges automatisés ou encore les radars de voies de covoiturage. Sa communauté est aussi capable, à la manière de Waze, d'annoncer en direct des contrôles mobiles ou des perturbations sur la route, ainsi que des zones de danger liées à la météo, à la circulation ou à un véhicule arrêté. Tout passe par une application, mais aussi, contrairement, à Waze, par des boîtiers d'alertes auxiliaires à fixer au tableau de bord.

Radarbot : la plus pratique

Radarbot avertit, elle, des radars fixes, mobiles et de tronçon, mais aussi des radars aux feux rouges. Facile d'utilisation, elle combine à la fois les données routières avec celles partagées en temps réel par sa communauté. Son avantage principal réside dans le fait qu'elle peut être utilisée en parallèle d'une autre application de navigation, mais surtout hors ligne. Pratique si vous circulez dans des zones où la couverture réseau est balbutiante.

Jusqu'à 1 500€ d'amende en cas de fraude

Toutes ces applications sont parfaitement légales en France car se contentent de signaler une zone de contrôle et nom une localisation précise. Mais attention, l'usage de tout autre avertisseur ou détecteur de radar non-homologué vous expose à une contravention de 5e classe pouvant atteindre 1 500 euros d'amende, assortie d'un retrait de 6 points, d'une éventuelle suspension de permis et de la confiscation du matériel. Mieux vaut être prévenu.

publié le 2 avril à 07h00, Quentin Pannaud, Media365

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