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Brider la vitesse des voitures pour faire baisser les coûts ? Le patron de Fiat est pour !

© Fiat, Media365

Face à l'explosion des prix des petites voitures en Europe, plombées par les équipements de sécurité obligatoires imposés par Bruxelles, le patron de Fiat, Olivier Fiat, a une idée : brider la vitesse maximale de ses voitures, pour obtenir un assouplissement de ces mesures.

Nous mentionnons souvent dans ces colonnes un phénomène inquiétant sur le marché automobile : la disparition progressive des petites voitures accessibles , positionnées sur les segments A (mini citadines) et B (citadines). Souvenez-vous, dans les années 2000, on trouvait de nombreux modèles à moins de 10 000€, pourvus de petites motorisations thermiques, essence ou diesel. Aujourd'hui, il faut débourser au minimum 13 290€ pour s'offrir une Dacia Sandero neuve, il y a comme un problème. Certes, l'inflation, la crise de 2008 et celle du Covid sont passées par-là, mais elles ne sauraient expliquer à elles seules cette explosion des prix. Les réglementations toujours plus lourdes et contraignantes de l'Union européenne y sont aussi pour beaucoup.

Les équipements obligatoires alourdissent la facture

Pour des motifs de sécurité, la Commission n'a en effet cessé de durcir les règles encadrant les équipements de sécurité obligatoires à bord de nos voitures. Feux de jour (DRL) en 2012, contrôle électronique de la stabilité (ESP) en 2014, appel d'urgence (eCall) en 2018, freinage automatique d'urgence (AEB) en 2022, limiteur de vitesse intelligent (ISA) en 2024, jusqu'aux dernières normes GSR2 introduites l'été de cette même année et qui introduisaient l'assistant de maintien dans la voie, la reconnaissance automatique des panneaux de signalisation ou encore la détection de trafic en marche arrière. Une batterie d'équipements, qui ont alourdi et fait grossir toutes nos voitures, mais qui s'est aussi directement répercutée sur leurs tarifs, car tous ces dispositifs coûtent cher !

Les voix s'élèvent en Europe

Fort heureusement, il est question que l'Europe revoie sa copie. Fin 2025, la Commission a validé la création d'une future catégorie de véhicules (M1E) [/LINK], celle des E-Cars. Il s'agira de modèles exclusivement électriques aux règles d'homologation allégées, positionnées entre les quadricycles lourds (L7E) et les voitures de tourisme (M1). Et pour les thermiques alors ? À ce sujet, plusieurs acteurs de l'industrie militent pour qu'elles aussi aient droit à des dérogations. C'est le cas d'Olivier François, patron de Fiat, qui a confié à nos confrères britanniques d'Autocar vouloir que Bruxelles réduise l'arsenal d'équipements sur les petites voitures, en contrepartie de quoi « Je limiterais volontiers mes citadines, mes petites voitures, à la vitesse maximale autorisée aujourd'hui », pour faire valoir un argument sécuritaire. « J'ai du mal à comprendre pourquoi nous avons besoin d'installer tout ce matériel hors de prix : capteurs, caméras, reconnaissance des panneaux de signalisation.... [...] Tout cela est un peu inadapté, un peu absurde, et a contribué à faire augmenter le prix moyen d'une citadine de 60% au cours des 5 ou 6 dernières années », résumait-il aussi. L'Europe entendra-t-elle son appel ? Les lobbyistes vont devoir négocier ardemment.

publié le 31 janvier à 07h00, Quentin Pannaud, Media365

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