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Airbags Takata : l'action collective étendue à sept nouveaux constructeurs

© Shutterstock, Media365

L'action collective autour des airbags Takata équipant des modèles Citroën et DS, est étendue à quatre nouveaux groupes automobiles : Volkswagen, Stellantis, Toyota et BMW. Neuf marques sont désormais concernées.

C'est une affaire qui n'en finit plus de défrayer la chronique depuis plus de 10 ans : les airbags du fabricant japonais Takata (qui a fait faillite depuis) qui ont équipé des millions de véhicules à travers le monde depuis les années 90 présentent un grave danger d'explosion inopinée. Le problème ? Le dispositif de déclenchement de l'airbag contient du nitrate d'ammonium, un composé instable et hautement sensible à la chaleur, qui peut s'altérer en conditions climatiques chaudes et humides, et déclencher l'airbag sans raison, projetant des débris à travers l'habitacle.

De nombreuses marques sont concernées

La plupart des constructeurs automobiles sont concernés, puisque ces airbags étaient à l'époque 30% moins chers que les modèles concurrents, si bien que toutes les marques se sont laissées tenter. Mais celle qui fait beaucoup parler d'elle ces derniers temps en France, c'est Citroën, dont les C3 et DS3 fabriquées entre 2008 et 2019 sont pointées du doigt pour ce problème (Peugeot et Renault ne sont pas concernées). Plusieurs morts ont été à déplorer dans les départements d'outre-mer ainsi que dans le sud de la France, et Citroën a commencé à organiser de grandes campagnes de rappel .

Certains constructeurs interdisent formellement la conduite

Mais outre Citroën, Volkswagen, BMW, Nissan, Honda ou encore Toyota ont elles aussi mis en place des campagnes de rappel pour faire remplacer les airbags défectueux. Selon le ministère de l'Intérieur, 2,3 millions de véhicules sont encore concernés par ce problème, et rien qu'en France métropolitaine ! Certains, comme Volkswagen et Citroën, ont même émis des alertes « stop drive », interdisant formellement aux conducteurs de prendre le volant de leur voiture incriminée.

Sept marques rejoignent l'action collective

Face à l'ampleur du phénomène, une action collective avait été créée en juin 2024 contre Citroën et DS par Me Christophe Lèguevaques, Me Jérémy Bousquet, Me Vincent Fillola et Me Pierre Delivret. Aujourd'hui, celle-ci est étendue à sept nouveaux constructeurs : Audi, SEAT, Volkswagen, Skoda, Toyota, Opel, et BMW. Quatre magistrats vont désormais devoir recueillir des éléments autour des infractions retenues : pratiques commerciales trompeuses, tromperies aggravées, défaut d'information sur la non-conformité d'un produit, mise en danger de la vie d'autrui, homicides et blessures involontaires, dans l'espoir d'obtenir réparation de leur part et des dommages et intérêts pour les propriétaires victimes.

Une inscription en ligne pour 339€

 L'action collective est ouverte à tous les résidents français propriétaires d'un modèle concerné, qu'il ait été acheté neuf ou d'occasion. Pour y participer, vous devez vous inscrire sur la plateforme MyLeo accessible à ce lien , en fournissant un justificatif d'identité, une preuve de propriété et un document attestant que la voiture en question est concernée par un rappel (notification de rappel, facture de remplacement d'airbag...). Il vous en coûtera 339€, ainsi que 12% des dommages et intérêts versés si la procédure aboutit à des indemnités. À l'heure où nous écrivons ces lignes, 2 844 plaignants se sont déjà inscrits.

publié le 25 novembre à 05h00, Quentin Pannaud, Media365

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