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À Nice, Éric Ciotti veut faciliter le stationnement

© Shutterstock, Media365

Le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti, sitôt élu, a appliqué plusieurs mesures pour faciliter le stationnement et réduire le nombre d'amendes émises par les tristement célèbres voitures LAPI. Un cas de figure que l'on pourrait retrouver dans d'autres villes de France ?

Après près de neuf ans passés à la tête de Nice, Christian Estrosi vient de céder son siège de maire à Éric Ciotti lors des dernières élections municipales. Le président de l'Union des droites pour la République (UDR) prend donc les rênes de la cinquième ville de France , et il a un programme tout tracé au sujet du... stationnement. L'élu avait fait de ce volet l'un des points forts de son programme, expliquant « Faciliter le stationnement, c'est faciliter la qualité de vie, c'est aussi promouvoir et soutenir l'activité économique ». Élu le 27 mars 2026, l'ancien président des Républicains, sitôt en fonction, a appliqué ses nouvelles mesures : elles sont officielles depuis le 15 avril.

15 minutes de tolérance, 5 000 places supplémentaires

De quoi est-il question précisément ? La première grande mesure phare, c'est qu'Éric Ciotti a décidé d'appliquer une période de tolérance de 15 minutes gratuites aux automobilistes, entre le moment où ils se garent sur un emplacement et celui où ils doivent avoir acheté un ticket ou bien réglé leur stationnement via l'application mobile PayByPhone. « J'avais souhaité installer une forme de souplesse par rapport au couperet extrêmement rigide et aveugle tombant dès les premières secondes de dépassement du stationnement », a-t-il expliqué à ce sujet. De même, il s'est engagé à étendre le stationnement gratuit à deux heures quotidiennes, et a annoncé la construction de 5 000 places de stationnement supplémentaires, qui s'ajoutent aux 14 000 places payantes déjà déployées.

Soulager le tribunal du stationnement payant

Ces mesures s'inscrivent alors que, partout en métropole, et Nice n'est pas épargnée, règnent désormais les fameuses voitures LAPI ou « sulfateuse à PV » , qui patrouillent dans les rues, scannent automatiquement les plaques d'immatriculation, et dressent instantanément un PV si le véhicule en question n'a pas réglé son stationnement. Elles sont capables de scanner jusqu'à 500 immatriculations par heure, si bien que le nombre de forfaits post-stationnement dressés (FPS) a explosé : 16,3 millions en 2024 contre 12,9 millions deux ans plus tôt ! Le problème, c'est qu'étant donné que les automobilistes peuvent contester un FPS, le tribunal du stationnement payant en charge de ces dossiers, est saturé : 355 000 dossiers étaient en attente fin 2025, alors que cette juridiction ne peut en traiter normalement que 100 000 par an.

Une mesure bientôt étendue à d'autres villes de France ?

La question que l'on est en droit de se poser maintenant, est celle de savoir si une telle mesure pourrait être appliquée dans d'autres villes de France. Pas à Paris, à Marseille ou à Lyon déjà, restées à gauche aux dernières élections , qui ont fait de l'anti-voiture leur mesure phare. Pas plus qu'à Lille, Rennes, Nantes, Nîmes ou Saint-Étienne. En revanche, Toulouse, Toulon, Clermont-Ferrand ou Brest pourraient être tentées de la décliner sur leur territoire, ces villes ayant été gagnées par la droite et assimilé, qui est en règle générale davantage pro-voiture que l'inverse. Une future jurisprudence en vue ?

publié le 28 avril à 05h00, Quentin Pannaud, Media365

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