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4 garages automobiles sur 10 épinglés par la répression des fraudes

© Shutterstock, Media365

La dernière enquête de la Répression des fraudes met en lumière des manquements persistants dans le secteur de la réparation automobile.

Les automobilistes ont tout intérêt à rester vigilants lorsqu'ils confient leur véhicule à un professionnel. Selon une récente enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), près de 40 % des garages, centres automobiles et concessionnaires contrôlés en France présentaient des anomalies ou des infractions justifiant une intervention de l'administration en 2024. Au total, 1 613 établissements ont été inspectés. Les résultats sont inquiétants. La répression des fraudes a prononcé 497 injonctions de mise en conformité, 224 procès-verbaux administratifs ou pénaux et 580 avertissements.

Une augmentation en deux ans

En 2022, lors de la précédente enquête menée par la DGCCRF, 30 % des établissements avaient été épinglés. Cette augmentation de 10 points en deux ans préoccupe les autorités. Les contrôleurs ont relevé des manquements allant d'une mauvaise information du consommateur à des pratiques susceptibles d'induire la clientèle en erreur. Les irrégularités concernent notamment l'affichage des prix, le contenu des devis, la clarté des factures ou encore le respect des obligations légales liées aux réparations. De son côté, Florian Simonneau, porte-parole de la DGCCRF, tient à rappeler que « plus ce chiffre est élevé, plus il est la preuve que le ciblage a correctement été effectué ».

Le « défapage » au cœur du débat

Parmi les sujets qui préoccupent particulièrement les autorités figure la fraude aux filtres à particules (FAP). Ce dispositif antipollution, obligatoire sur les véhicules diesel récents, permet de retenir les particules fines émises par le moteur. Or certains ateliers proposent encore, parfois de manière clandestine, la suppression du FAP ou la modification du logiciel moteur afin de masquer son absence. Une pratique illégale qui permet d'éviter des réparations coûteuses, mais qui augmente fortement les émissions polluantes du véhicule. La Répression des fraudes a d'ailleurs mené une vaste enquête sur les réseaux sociaux pour démasquer le « défapage », proposé par des professionnels du secteur. Face à ces arnaques, la DGCCRF rappelle qu'un devis et un ordre de réparation sont à exiger de la part des garagistes.

publié le 16 juin à 05h00, Thibaut Simon, Media365

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