Yamaha Niken

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© Yamaha - Jonathan Godin
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, publié le 7 mai

Pour ce millésime 2023, ce gros trois-roues Yamaha hérite d'un nouveau moteur et se veut encore plus technologique.



Il en jette, ce nouveau Niken, avec sa robe noire, ses jantes bronze et ses deux fourches plutôt agressives. Les deux roues avant et l'ensemble des capteurs nécessitent une pléthore de câbles qui, s'ils sont correctement guidés, confèrent tout de même à la machine un côté cyborg style « les méchants dans Star Trek ».

Un son étrange

Les valises parfaitement intégrées dans le design global de la machine. Je ne leur ai trouvé qu'un seul défaut : leur ouverture latérale, et non sur le haut. À noter aussi, l'espace entre le réservoir et le guidon, visible uniquement par le pilote, fait tout de même un peu fouillis. Quant au pot d'échappement, discret visuellement, il respecte la nouvelle norme Euro 5 et sert aussi à accroître la garde sol pour une meilleure stabilité. Son emplacement évitera les brûlures typiques d'un gros pot à côté de la selle. Côté sonorité, le bruit est assorti à l'étrangeté de la machine. La mélodie émise est en effet proche de celle d'une turbine d'hélicoptère.

Où est la limite ?

Et en dynamique ? Il faut bien reconnaître que le nouveau moteur CP3 de 890 cm3, un 3 cylindres en ligne, impressionne. Évidemment, la masse à déplacer est imposante, il faut donc aller chercher la puissance aux environs des 6 000 tr/min. Mais une fois lancé, le Niken procure un plaisir de conduite, ou mieux de pilotage, étonnant pour ne pas dire détonnant ! En effet, la base de sustentation créée par le train avant à deux roues permet de conserver une vitesse incroyable dans les virages. Il fut d'ailleurs aisé d'aller racler les pose-pieds à l'attaque, ce qui tend à démontrer que ce fameux train avant n'a pas de limite (à moins de faire exprès de se vautrer).

Agile

Pour attaquer, le Niken a été chaussé de pneus radiaux spécialement conçus pour lui. Le moteur a été incliné de 5° supplémentaire vers l'avant pour un équilibre optimal du châssis. Et, effectivement, le Niken offre un équilibre de premier plan, une stabilité étonnante, agrémenté d'une agilité amusante, surtout en virages. Les performances de la monture 2023 ont nécessité un carter redessiné et un nouveau radiateur. Ce dernier reste discret même s'il s'affiche en façade. Quant à visualiser ces performances, ce sera possible via l'application gratuite My Ride... Amusement toujours, les vitesses peuvent se passer vers le haut comme vers le bas via un quickshifter. Parfois encore un peu dur, je lui ai préféré le passage classique par l'embrayage, revu et corrigé également avec un antidribble assisté (A&S).

Trois cartographies

Trois modes sont proposés : sport, street et rain. À cela, il faut ajouter un mode custom permettant de faire ses propres choix. Le mode rain limitera la puissance de la machine afin d'éviter les dérapages sur sol mouillé. Le mode street sera réservé à la ville. Quant au mode sport, il permettra de jouer « plein gaz », avec des reprises directes et une puissance à son maximum. C'est chouette, mais comme déjà écrit, il faut aller la chercher, cette puissance. Ces différents modes de pilotage se gèrent depuis un nouvel écran TFT de 7 pouces, encore une fois très bien intégré à la machine. La lisibilité en est impeccable : vitesse et compte-tours mis en avant. Le reste des indications étant plus discret.

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