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Moto : les rodéos urbains dans le viseur des autorités

© Shutterstock, Media365

Malheureusement, si le retour des beaux jours est une bonne nouvelle pour certains, il l'est nettement moins pour d'autres... ainsi que pour les autorités.

Avec le mercure qui grimpe, les rodéos urbains se multiplient et peuvent parfois avoir des conséquences dramatiques... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la France est (très) loin d'être étrangère à ce phénomène. Rien qu'entre janvier et avril 2025, plus de 14 000 opérations anti-rodéo ont été menées par les forces de l'ordre. Elles ont abouti à près de 2 000 interpellations et environ 1 300 véhicules saisis. Pour lutter contre les rodéos urbains et les sanctionner plus sévèrement, mais aussi plus généralement contre l'ensemble des incivilités du quotidien, les autorités travaillent sur un projet de loi baptisé Ripost. Il s'agit ni plus ni moins de l'acronyme de « réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité ».

Des sanctions plus sévères contre les rodéos urbains et leurs organisateurs

Depuis 2018, les organisateurs de rodéos urbains peuvent déjà être punis d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Mais le projet Ripost envisage d'aller encore plus loin. Celui-ci propose en effet de porter les sanctions à un maximum de trois ans de prison et de 75 000 euros d'amende ! Le projet Ripost inclut également une amende forfaitaire délictuelle de 800 euros pour les « simples » participants à ce genre d'événement. Enfin, il prévoit aussi que les préfets puissent directement interdire la conduite de véhicules motorisés.

Rien n'est encore définitif

À l'heure actuelle, le projet Ripost suit son petit bonhomme de chemin, mais rien n'est encore définitivement acté. Une chose est cependant sûre : les incivilités et, plus précisément, les rodéos urbains sont dans le collimateur des autorités françaises. Sachez également que vous pouvez agir si vous êtes témoin d'un rodéo urbain ou détenez des informations utiles concernant un rassemblement exceptionnel ou récurrent. Pour alerter les autorités, vous pouvez composer le 17 (police secours), le 112, le 114 (pour les sourds et malentendants), ou utiliser un formulaire de signalement anonyme en ligne.

publié le 9 juin à 06h00, Sébastien Vanhouche, Media365

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