Kawasaki Ninja 400

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© Kawasaki
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, publié le 11 juin

Après la version 300 de 2014, les verts reviennent sur le marché avec une 400 d'une polyvalence extrême. Surprenante !



Rien que par ses couleurs, la Kawasaki Ninja 400 prend le badaud par surprise et ne peut que laisser des envieux dans son sillage. Par sa finition de qualité pour un petit cube, elle surprend aussi par sa simplicité de fonctionnement et d'utilisation. Ne cherchez pas de prise 12V, de port USB, ni un paramétrage quelconque d'assistances électroniques ou encore un utopique choix de modes de conduite, Kawasaki fait ici dans l'authentique. Un moteur bicylindre plutôt bien carré avec ses 399 cm3 de cylindrée et ses 45 chevaux, le tout bien dissimulé sous un carénage très enveloppant cachant le haut moteur.

Simple

L'échappement est de bonnes dimensions, le bras oscillant directement accroché au moteur, et le tableau de bord condensé avec le compte-tours dans sa partie centrale. Ce dernier s'entoure des infos habituelles sur les motos de cette gamme avec la consommation, la température d'huile, le tachymètre, etc. De part et d'autre de l'écran, deux boutons-poussoirs quelque peu désuets vous permettent de sélectionner les données à afficher. La fourche est de type conventionnel et non réglable.

À l'aise

Il faut bien vous l'avouer, j'aime ce genre de moto dont le poids n'excède pas les 168 kg avec une hauteur de selle de seulement 785 mm. Avec de tels chiffres, cette Ninja 400 peut être conduite par tout le monde. Cerise sur la pistache, la position de conduite est d'un naturel incroyable. Super à l'aise, je mets les deux pistons en branle pour écouter la sonorité étouffée de cette sportive aux talents bien cachés. N'espérez pas réveiller vos voisins en rentrant le soir, la discrétion est de mise. Un simple feulement arrivera à vos tympans, ce qui n'est absolument pas pour me déplaire. Il restera l'option Akrapovic pour les amoureux de plus de décibels. Manipuler le levier d'embrayage est d'une telle douceur que je pense n'avoir jamais été confronté à une telle gentillesse à l'égard de mes petits muscles. Les rapports s'enchainent avec la même onctuosité et seul le retour en phase neutre demande une certaine finesse du pied gauche.

Le frelon pique juste comme il faut

Si vous pensez que les 45 chevaux ne sont pas suffisants et que l'ennui pèsera sur vos temps de déplacement, détrompez-vous ! Ça gargouille gentiment jusqu'à 7 000 tr/min tout en vous permettant de vous extraire facilement du flot de la circulation avant de vous propulser gaiement jusqu'à 12 000 tr/min avec une vivacité surprenante. À fond de 6, les 180 km/h seront atteints. Un peu juste pour rivaliser avec la grande sœur H2R et ses 310 chevaux, mais largement de quoi s'amuser sur les petites routes sinueuses. La protection apportée par le carénage est optimale et si quelques mouchettes viennent bien s'écraser sur la visière, c'est uniquement pour vous rappeler qu'une Ninja est malgré tout une moto sportive. Les rétroviseurs ne reflètent pas grand-chose de ce qui se passe derrière et ne renvoient principalement que la vision de vos deux épaules. La souplesse de cette motorisation bicylindre vous autorise des reprises sur le 6e rapport à 40 km/h. Et, sur ce même rapport, vous croiserez à 135 km/h à 8 000 tr/min en observant une consommation de seulement 4 l/100 km, soit une autonomie moyenne de plus de 350 kilomètres en alternant les parcours autoroutiers et les balades champêtres.

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