CFMoto 450SR

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, publié le 3 septembre

Répertoriée dans la catégorie « Sport » du constructeur de Shanghai, cette petite cylindrée prouve qu'on peut se faire plaisir avec une puissance limitée.



C'est sur le circuit de Clastres que CFMoto nous a donné rendez-vous pour une présentation très dynamique d'une de ses deux nouveautés 2023 (l'autre étant la 800 NK). En ce début d'été, le soleil est bien au rendez-vous dans la région de Saint-Quentin. C'est donc avec un certain plaisir que j'enfile ma combinaison en cuir pour m'élancer sur ce tracé exigeant.

Légère

La CFMoto 450SR invite immédiatement à la compétition tant ses lignes sont affinées, effilées et continues. Ça sent bon la recherche d'un aérodynamisme exacerbé ! Il est vrai qu'avec une motorisation de seulement 449,5 cm3 et 47 chevaux, mieux vaut pouvoir s'insérer aisément dans les flux d'air environnants. Atouts majeurs : son poids plume de 179 kg et une hauteur de selle de 795 mm (785 mm et 815 mm en option). La finition des commodos est plus que correcte et l'écran TFT couleur de 5 pouces est bien lisible. Différents réglages sont possibles, dont deux types d'affichage. On peut connecter un smartphone avec même un port USB sous la selle.

Simple

Le châssis repose sur deux roues de 17 pouces avec, à l'avant, un disque unique de 320 mm serré par un étrier et ses 4 pistons et à l'arrière, un « ralentisseur » de 220 mm, l'ensemble sous contrôle d'un ABS Bosch. Pas de contrôle de traction au menu : avec moins de 50 chevaux sous la poignée, cette assistance n'est absolument pas nécessaire à mes yeux.

Confort préservé

Mon mètre quatre-vingt prend place sur une selle échancrée. Je m'éloigne de quelques centimètres du réservoir de 14 litres pour adopter la position idéale pour la mobilité et la recherche de vitesse. Constat ? C'est une évidence, les concepteurs de cette petite sportive se sont attachés à proposer de belles lignes tout en préservant un certain confort pour les utilisateurs qui délaisseront la vitesse pour des balades bucoliques plutôt qu'excessives.

Du fun

J'entre en piste au milieu d'autres machines nettement plus puissantes et, durant quelques tours, j'essaie de comprendre le comportement du moteur et de la partie-cycle ainsi, mais aussi de mémoriser le tracé tout en prenant quelques points de repère pour les freinages. Deux courbes rapides m'enchantent où les 47 chevaux « seulement » de ma 450SR me permettent de faire la différence avec les « grosses ». Cette 450SR est un vrai régal ! Le moteur prend des tours et pousse pas mal. Mais je retiendrai surtout qu'avec ce genre d'engin, le pilote reste seul maître à bord ! Il suffit d'un rien pour redresser la machine suite à un freinage tardif sur l'angle ou pour éviter un attardé en recherche de la trajectoire idéale.

Conduite type karting

S'il ne faut pas hésiter à rester dans les tours, je peux également compter sur le disque de frein pour me ralentir à l'approche des virages serrés. Quand on « circuite » avec moins de 50 chevaux, on adopte une conduite plus « karting », moins portée sur le freinage, mais plus enroulée, n'hésitant pas à élargir ses virages. Comme quoi, il ne faut pas nécessairement avoir une grosse cavalerie pour se faire plaisir au guidon.

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