Moto

Ça y est, les deux-roues pourront enfin rouler à l'E85 !

© Shutterstock, Media365

Le ministère de la Transition écologique a enfin donné son accord pour que les deux-roues puissent rouler au Superéthanol E85, mais le dossier n'est pas encore totalement bouclé.

Au point mort depuis près de trois ans, l'homologation des boîtiers permettant l'utilisation du Superéthanol E85 par les deux-roues a récemment connu une avancée importante. Le ministère de la Transition écologique a en effet donné son accord pour qu'ils puissent enfin être installés sur les motos et scooters en toute légalité. Même si la procédure d'homologation n'en est encore qu'à ses débuts, il s'agit d'une excellente nouvelle pour les motards, les scootéristes et l'ensemble des acteurs du secteur.

Un carburant écologique, économique et tricolore

Le Superéthanol E85 présente d'abord des avantages écologiques puisqu'il rejette jusqu'à 90 % de particules fines et 50 % de gaz à effet de serre en moins que les autres carburants. Son utilisation est également nettement plus économique, un argument loin d'être négligeable actuellement. Aujourd'hui, le prix d'un litre de Superéthanol E85 tourne autour de 75 centimes. Certes, il entraîne une surconsommation comprise entre 20 et 30 %, mais l'opération reste largement avantageuse. Enfin, c'est aussi un atout pour l'économie française puisque la France est un acteur majeur du secteur du Superéthanol E85. Elle représente à elle seule 20 % de la production européenne et de nombreux kits de conversion sont également fabriqués dans l'Hexagone. Un marché estimé à 15 millions d'euros !

Le départ est donné, mais la ligne d'arrivée n'est pas encore franchie

Malheureusement, ce n'est pas parce que le ministère de la Transition écologique a donné son feu vert qu'il est déjà possible d'installer un boîtier permettant l'utilisation du Superéthanol E85 en toute légalité sur son deux-roues. Il ne s'agit là que d'une première étape. Le texte du décret de 2017 qui encadre aujourd'hui leur homologation doit encore être modifié. Une évolution qui doit être validée par la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), un processus qui peut prendre du temps. Mais la décision du ministère de la Transition écologique reste importante. Elle envoie un signal fort aux motards, aux scootéristes, aux différentes associations qui défendent leurs droits ainsi qu'à tous les acteurs français qui travaillent sur cette technologie. Et rien que pour cela, il y a déjà de quoi se réjouir !

publié le 28 mai à 06h00, Sébastien Vanhouche, Media365

Liens commerciaux