VTC : Quels changements pour 2024 ?

VTC : Quels changements pour 2024 ?©Shutterstock, Media365
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, publié le 12 janvier

Face à l'inflation, les chauffeurs de VTC ont obtenu une revalorisation de leurs revenus. Suffisant pour pallier les difficultés du secteur ?



C'est une première avancée pour les fédérations de plateformes de VTC en ce début d'année. Un accord a été trouvé pour mettre en place des « garanties inédites ». En premier lieu, c'est le prix de la course qui va augmenter de 1,35 € pour assurer un minimum aux chauffeurs. Explication.

Un revenu minimum net en augmentation

Dans la pratique, les chauffeurs obtiennent désormais une assurance de revenus horaires minimums de 30 €. À cela s'ajoutent une garantie de revenu kilométrique d'un euro au kilomètre et une augmentation du revenu minimum net par trajet. Pour Karim Daoud, président de l'Association des VTC de France, ces accords sont une « révolution dans le monde du VTC ».

Une moins bonne nouvelle pour les usagers

Un client paiera désormais 10,76 € au minimum une course, ce qui signifie que le revenu pour les chauffeurs augmente. Avec les commissions prises par les plateformes - entre 18 et 25 % - le revenu passera de 7,65 € actuellement, à 9 €. Vous ne serez donc plus surpris au moment de commander un véhicule Uber, Bolt ou Heetch.

Une grève qui pèse encore

Certes, cette négociation arrive à point nommé pour les chauffeurs, mais elle ne signifie pas pour autant que les conditions de travail sont optimales. Ce lundi 8 janvier, les VTC ont défilé dans les rues de plusieurs villes comme à Paris, Nantes ou Marseille. En effet, les chauffeurs réclament plus d'encadrement dans la pratique de leur profession. L'instauration d'un numerus clausus, permettant de limiter le nombre de VTC est demandée. Dans la capitale phocéenne, le nombre de places d'examen de chauffeur VTC a augmenté. De 200 candidats, le nombre est passé à 800. Une inquiétude d'un point de vue de la concurrence. De plus, l'accès aux zones à trafic limité et zones olympiques piétonnisées n'est pas prévu par le plan de transport. Dans des villes de plus en plus embouteillées, cette contrainte pèse sur les chauffeurs. Les manifestations vont se cumuler le mois prochain.

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