Mobilité douce

Voie de covoiturage : Résultats positifs sur le périphérique parisien

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Un rapport de l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) démontre que les nuisances sonores et les embouteillages ont diminué, depuis l'instauration de la voie de covoiturage sur le périphérique.

Le 3 mars 2025, la voie de gauche du périphérique parisien entrait officiellement en service en tant que voie réservée au covoiturage. Une mesure qui s'ajoute à la réduction de la vitesse sur le périphérique - de 70 km/h à 50 km/h - actée en octobre 2024. Bien que contestés, ces projets commencent à faire leurs preuves. C'est l'Atelier parisien de l'urbanisme (Apur) qui le confirme. Moins de nuisances sonores, moins d'embouteillages et moins d'accidents. Une bonne nouvelle à mettre au crédit des automobilistes.

Les nuisances sonores diminuent

L'Apur a suivi entre octobre 2024 et avril 2025 l'impact de la voie de covoiturage et de l'abaissement de la vitesse réglementaire sur le périphérique parisien. Le premier effet positif est la baisse des nuisances sonores. Légère, mais réelle. Et c'est la nuit que les effets positifs sont surtout observés. « Au droit du Boulevard périphérique sur le secteur de la porte de Vincennes, on mesure une baisse moyenne de -3 dB (A) entre les mois de mars et d'avril 2025 en comparaison de 2024, respectivement 77,2 dB (A) et de 80,2 dB (A) », indique le rapport de l'agence.

Vitesse abaissée = moins d'accidents ?

D'autres effets positifs sont observés, comme le montre le rapport de l'Atelier parisien d'urbanisme. Le taux d'embouteillage a baissé de 27 % entre la période mars-avril 2024 et mars-avril 2025. Cela engendre également une baisse du débit de voitures de 5 %. Si la vitesse a diminué de 6 % en journée et de 18 % la nuit, la principale conséquence est la réduction du nombre d'accidents : 14 % sur les mêmes périodes évoquées précédemment. L'agence d'urbanisme va plus en loin en précisant que depuis octobre 2024 - date à laquelle la vitesse a été abaissée de 20 km/k - le nombre d'accidents a diminué de 2 %. Dans les prochains mois, ces chiffres seront encore surveillés par l'Apur, qui récoltent régulièrement des données.

publié le 6 juin à 07h00, Thibaut Simon, Media365

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