Mobilité douce

Travail : les Français aiment le vélo... mais ne l'utilisent pas

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Même s'ils sont convaincus de ses bienfaits pour leur santé et leur bien-être, les Français restent pourtant peu nombreux à utiliser le vélo pour leurs trajets domicile-travail, selon une étude OpinionWay réalisée pour Lime.

C'est une réalité dont les Français sont conscients. Le vélo, qu'il soit musculaire ou électrique, a des bienfaits sur la santé. D'un point de vue mental, physique et social, le deux-roues améliore le bien-être des usagers. Faut-il encore mettre en pratique la théorie. En effet, 89 % des salariés ont compris ce mécanisme. Pour eux, le vélo est une bonne alternative aux transports en commun et à la voiture, causant souvent du stress et des retards, notamment lorsqu'il s'agit d'aller au travail. Problème, seuls 10 % des salariés pratiquent le « vélotaf » (utilisation du vélo pour les trajets domicile-travail).

Pourquoi le vélo ne séduit-il pas les salariés ?

Météo, infrastructure, distance... les raisons qui poussent les salariés à mettre de côté le vélo sont multiples. D'après l'enquête réalisée auprès de 834 salariés français, près de la moitié (46 %) d'entre eux estime que la météo est un frein à la pratique. Vient ensuite la longueur du trajet (43 %) comme deuxième blocage. On observe que le temps moyen passé sur le vélo augmenterait de plusieurs minutes par rapport à un trajet dans un autre mode de déplacement. Enfin, la sueur (41 %) ou le manque d'infrastructures (37 %) sont également cités par les salariés comme frein au vélotaf.

Que disent les entreprises ?

En prenant un peu de recul, on peut imaginer que ces blocages seraient surmontables en combinant volonté et quelques aménagements simples (comme des vêtements spécifiques, par exemple). Mais les salariés attendent également un soutien de la part de leurs employeurs. 72 % des salariés demandent que les entreprises subventionnent la pratique via différents mécanismes. Si les entreprises (27 %) sont considérées comme le premier acteur à devoir aider les usagers, l'État (16 %), les mairies (14 %) et les métropoles (11 %) sont également attendus au tournant. Pour rappel, les primes vélo ont disparu en 2026. Seul le forfait mobilités durables (FMD) permet encore de bénéficier d'une aide financière. Dans ce contexte, des motifs d'espoir existent. Sept salariés sur 10 pensent que le vélo est un bon moyen de « reprendre la main » sur leur temps de trajet domicile-travail. Enfin, plus de la moitié y voit une façon de faire du sport ou d'économiser de l'argent. Avec l'été qui approche, le vélo pourrait constituer une alternative intéressante pour se remettre en selle tout en gagnant du temps et en réalisant quelques économies.

publié le 15 juin à 05h00, Thibaut Simon, Media365

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