Transports : un bouton SOS pour demander de l'aide en un clic
© Shutterstock, Media365
Depuis quelques semaines, plusieurs villes françaises déploient un « bouton SOS » au sein de leurs applications de transports en commun.
Victime ou témoin d'une incivilité, d'un harcèlement ou d'une agression dans les transports en commun, le nouveau bouton « SOS » mis en place par les villes de Montpellier, Orléans et Marseille, protège désormais les usagers. Dans la métropole de l'Hérault, l'application M'Ticket de TaM intègre depuis le 25 novembre dernier ce dispositif. Ce bouton permet, en cas d'urgence, d'envoyer une alerte discrète - soit par message (mode « silencieux »), soit par appel vocal - au centre de commandement des transports en commun de la ville.
Contrer les incivilités dans les transports en commun
Avant Montpellier, la cité phocéenne avait introduit un tel bouton sur l'application des transports, faisant de Marseille une pionnière dans l'Hexagone. Orléans a suivi le pas avec son application TAO. Cette fonctionnalité signale tout problème 24h/24 avec une géolocalisation précise permettant une intervention rapide des équipes de sécurité, des secours et de la police. Face aux fortes densités notamment aux heures de pointe provoquant des malaises, mais également face aux agressions qui persistent, ce bouton « SOS » a la volonté de rendre la sécurité à portée de main.
Des transports plus sereins
Le principal avantage de ce système est sa simplicité : un seul clic suffit pour alerter, sans devoir décrocher un téléphone ou crier. Il rend possible une intervention rapide, y compris dans des situations où la victime ne peut pas s'exprimer. Cependant, ce dispositif ne suffit pas à lui seul à garantir la sécurité. Il doit être complété par une présence humaine (agents, forces de l'ordre), une surveillance (caméras), et surtout un suivi des plaintes. L'arrivée de ces boutons « SOS » dans plusieurs villes françaises marque un tournant dans la lutte contre les incivilités, le harcèlement et les agressions dans les transports. Il reste à voir si, sur le long terme, ce type d'initiative réussira à réduire les actes de violence et à instaurer un climat de respect et de sérénité dans les bus, trams et métros. Mais le message est clair : la sécurité des usagers est aujourd'hui une priorité et chacun peut contribuer.
publié le 7 décembre à 09h20, Thibaut Simon, Media365