Mobilité douce

Le street art au service de la sécurité routière

Pour réduire les risques d'accidents de la route, les métropoles font appel à l'art pour que piétons, cyclistes et automobilistes cohabitent mieux dans les centres-villes. Initié aux États-Unis, le street art se met au service de la sécurité routière dans l'Hexagone.

Réduire la pollution, la vitesse et les dangers... les mesures à mettre en place dans les villes sont multiples. Les Zones à Trafic Limité (ZTL) voient le jour dans plusieurs métropoles françaises, afin de réduire l'accès aux véhicules motorisés et laisser place à la mobilité douce. Cependant, les risques d'accident sont encore nombreux. Cela s'explique par la multiplication des modes de déplacements et des usagers dans l'espace public. Comment innover en matière de sécurité routière ? Rennes, Rouen et Blois ont peut-être trouvé la solution !

Street art


Aux États-Unis, le concept a déjà pris de l'ampleur. Le street art initié dans plusieurs États américains pour réduire le risque d'accident s'est exporté. En France, Rouen a récemment peint le sol de plusieurs rues. L'artiste Nicolas Soulabail alias inkOj a imaginé un design "actif". Des fresques colorées, des formes géométriques sont visibles sur le bitume rouennais. Ce marquage a pour but précis « d'apaiser la circulation ». En arrivant dans ces rues au design particulier, les automobilistes sont incités à ralentir. Un effet de surprise se crée, permettant de rassurer les autres usagers de la route. On retrouve ces décorations dans des zones de rencontre limitées à 20 km/h.

D'autres villes suivent


Avant Rouen, d'autres villes se sont essayées au street art. En 2019, Rennes a fait appel à quatre artistes et associations différents pour peindre les rues, passages pour piétons, trottoirs et carrefour de la ville. Un projet que Blois a également mis en place en novembre 2022 pour inciter à lever le pied à l'approche des écoles.

Enquête


Selon l'association américaine Bloomberg Philanthropies, l'instauration du street art dans l'environnement urbain à des fins de sécurité routière est bénéfique. Dans les zones de rencontre où la vitesse est déjà abaissée, la présence du street art réduirait de 17 % les risques d'accident.

publié le 2 septembre à 06h00, Media365

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