Mobilité douce

Le marché du vélo neuf continue de reculer

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Après l'envolée des ventes durant la période post-Covid, le secteur du cycle confirme son ralentissement. Le dernier rapport de l'Union Sport & Cycle (UESC) fait état d'un marché en repli.

Le marché français du vélo neuf n'a toujours pas retrouvé son souffle en 2025. Avec environ 1,84 million d'unités vendues, les ventes enregistrent une nouvelle baisse, la troisième consécutive. Après le pic historique observé entre 2020 et 2022, porté par les confinements et l'essor des mobilités douces, la dynamique s'essouffle durablement. En valeur, le constat est similaire : le chiffre d'affaires du segment des vélos neufs recule à 1,86 milliard d'euros, soit une baisse de plus de 8 %. Pour Virgile Caillet, délégué général de l'UESC, l'explication est simple : les usages évoluent. « De plus en plus de Français utilisent leur vélo, mais achètent moins de vélos neufs ».

Le vélo électrique en perte de vitesse

Longtemps moteur de la croissance, le vélo à assistance électrique (VAE) ne joue plus son rôle d'amortisseur. Les ventes chutent à environ 507 000 unités, bien loin du sommet atteint en 2022. Cette baisse s'explique notamment par la réduction des aides publiques. De nombreux ménages déjà équipés retardent désormais leurs achats, dans un contexte économique plus incertain.

Des consommateurs plus prudents

Le rapport met en avant plusieurs facteurs structurels : baisse du pouvoir d'achat, stocks encore élevés chez les distributeurs et fin de l'effet « rattrapage » post-Covid. Résultat, les consommateurs se tournent vers des alternatives moins coûteuses. Le marché de la réparation et de l'entretien progresse (+10 %), tout comme celui de l'occasion et du reconditionné. « En France, on répare trois fois plus de vélos qu'on ne vend de vélos neufs », précise Virgile Caillet.

Une pratique toujours en hausse

Paradoxalement, la pratique du vélo continue de progresser, avec une hausse estimée à environ 5 % en 2025. Certains segments résistent même à la baisse générale, comme les vélos pour enfants, le vélo de route ou encore le gravel. Malgré cet engouement et l'envie des Français d'utiliser davantage leur deux-roues au quotidien, le secteur peine à rebondir. Les emplois du secteur sont menacés - près de 150 magasins ont fermé - et l'Etat se montre frileux sur les investissements proposés aux cyclistes français.

publié le 4 mai à 05h00, Thibaut Simon, Media365

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