Le futur des pistes cyclables en France : ce que prévoit le gouvernement
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Le 11 février dernier, un nouveau projet de loi-cadre relatif - suscitant un vif débat - au développement des transports a été présenté par le gouvernement. Les cyclistes pourraient être les premiers concernés.
Depuis plus de 30 ans, l'article L.228-2 du Code de l'environnement impose aux collectivités locales de prévoir des itinéraires cyclables - pistes, bandes ou voies vertes - chaque fois qu'elles créent ou rénovent des voies urbaines. Cette règle consolidée par la loi d'orientation des mobilités, visait à déployer progressivement un réseau cyclable cohérent et sécurisé sur tout le territoire. Problème, le gouvernement vient d'enclencher la marche arrière...
Que prévoit le projet de loi ?
L'article 21 du projet de loi-cadre propose d'assouplir cette obligation, en laissant aux collectivités la liberté de définir des aménagements « plus adaptés et moins coûteux » en fonction du trafic local, plutôt que d'être tenues à des obligations strictes. Le gouvernement défend ce changement comme une manière de diminuer les coûts et la complexité des travaux, tout en permettant des aménagements cyclables mieux intégrés au contexte urbain. Aujourd'hui, la France compte des dizaines de milliers de kilomètres de pistes cyclables, autour de 57 000 à 60 000 km de voies cyclables sécurisées selon les sources, avec l'objectif d'atteindre 80 000 km d'ici 2027 et 100 000 km d'ici 2030 dans le cadre du plan vélo national. Le projet de loi-cadre de 2026 pourrait donner un coup de frein à ces objectifs, favorisant ainsi le transport motorisé.
Des réactions contrastées
Ce projet rencontre une forte contestation chez les défenseurs du vélo et des associations environnementales. En premier lieu, la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette), qui alerte sur les conséquences de telles mesures. « Cette modification risque d'entraîner des conséquences graves et durables. La sécurité des cyclistes en sera directement affectée. Moins d'aménagements dédiés signifieront mécaniquement plus d'accidents, plus de blessés et, malheureusement, plus de vies brisées », détaille le communiqué de la FUB. À l'inverse, certains élus locaux estiment que l'actuelle exigence peut être trop rigide, notamment dans des petites communes où les budgets et les espaces sont réduits. Une chose est sûre, le projet de loi-cadre n'a pas fini de faire parler...
publié le 1 mars à 09h10, Thibaut Simon, Media365