Le covoiturage : progression en douceur !
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Dans son 8ᵉ baromètre, VINCI Autoroutes observe une légère baisse de l'autosolisme sur son réseau, mais la majorité des conducteurs reste seuls aux heures de pointe.
Selon la 8ᵉ édition du baromètre de l'autosolisme publiée par VINCI Autoroutes, le covoiturage progresse de 2,3 % en un an, mais 84 % des conducteurs circulent toujours seuls le matin aux heures de pointe. L'enquête porte sur 1,3 million de véhicules relevés entre le 10 et le 30 juin 2025, de 7h à 10h, autour de 12 métropoles françaises. Le baromètre révèle également une forte disparité selon les territoires. En effet, le covoiturage augmente dans 9 des 12 métropoles observées. Certains territoires affichent même des baisses significatives d'autosolisme : l'Île-de-France (-9,5 %), Orléans (-7,1 %), Biarritz (-6,2 %) ou Lyon (-5,3 %). « À l'inverse, Bordeaux voit son taux d'autosolisme grimper de 5,4 % en un an », explique le communiqué de l'opérateur autoroutier.
Le covoiturage, encore rare aux heures de pointe
L'étude de VINCI montre que c'est à 8h du matin, le moment le plus congestionné, que le covoiturage est le moins pratiqué : seulement 13,9 % des véhicules transportent plus d'une personne à cette heure. Le taux monte ensuite progressivement au fil de la matinée, jusqu'à atteindre 23 % à 9h45. En moyenne, les véhicules embarquent 1,25 occupant, un chiffre très bas par rapport à l'objectif de 1,75 personne par véhicule fixé par la Stratégie Nationale Bas Carbone pour 2030.
Le rôle des parkings de covoiturage
VINCI Autoroutes a aussi mené une enquête auprès de 248 utilisateurs de 15 parkings de covoiturage situés sur son réseau. Parmi eux, 44 % covoiturent pour leurs trajets domicile-travail, un taux qui a plus que doublé depuis la première enquête en 2017 (+21 %). Pour 48 % des sondés utilisant ces parkings, le covoiturage devient un mode de déplacement exclusif lorsqu'ils sont sur ces infrastructures. Les motivations principales sont les suivantes : l'économie (34 % des répondants), la praticité et la convivialité (28 %), l'écologie (26 %) et le manque d'alternatives (12 %).
Une infrastructure en développement
Pour encourager le covoiturage, VINCI dispose désormais de 66 parkings aménagés à cet usage, répartis sur son réseau autoroutier, offrant 5 400 places au total. Cependant, l'adoption massive du covoiturage reste un défi. Le faible taux d'occupation des véhicules mesure l'écart entre les ambitions climat et les pratiques réelles. Pour atteindre les objectifs de la Stratégie Bas Carbone, il faudra non seulement renforcer les infrastructures, mais aussi convaincre davantage d'automobilistes de partager leur trajet, surtout aux heures où les routes sont les plus encombrées.
publié le 8 décembre à 05h00, Thibaut Simon, Media365